• Monsieur Cormoran

    Une fois la tour de garde bien brossée et lavée à grandes eaux la mer se calme. Alors Monsieur Cormoran s’empare de l’édifice. Juché sur le promontoire rocheux, il balaye, de ses invisibles yeux d'ébène badigeonnés de mascara, le grand large de la baie de Menton afin de détecter les zones poissonneuses.

    Monsieur Cormoran

    Pour les nombreux touristes c’est la séance photos de face et de profil à l‘aide de leurs "doudous Smartphones" . Monsieur Cormoran le sait et prend son temps car il a compris que ces armes télé- communicatives de guerres commerciales pour les hommes sont inoffensives pour lui.

    Monsieur Cormoran*

    Monsieur Cormoran

    Après une bonne heure à lisser ses rémiges et à sécher ses plumes, Monsieur Cormoran nous tire sa révérence en un plongeon digne des plus grands maîtres nageurs de compétition sportive.

    Monsieur Cormoran

    Elle est pas belle la vie au bord de l’eau par temps de canicule lorsque on est un Monsieur Cormoran.

    Monsieur Cormoran

    Bonne journée à toutes et tous.


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  • Questionnement aposématique

    Quand sur ma palette de couleurs, je n’ai plus d’outre-mer azuréen du Cap-Martin, je le remplace par du Vermillon de coquelicots de Vinadio. Si je n’ai plus de couleur à badigeonner dans mon cerveau, je me rabats sur le noir anthracite et le blanc cassé du col de Bonnette.

    Questionnement aposématique

    La liberté de penser est à l’image de la toile "Guernica" de Pablo . Rien  ni personne ne peut percer nos pensées d’un jour, d’une nuit, d’une vie. Le digicode est trop complexe à découvrir même en analyse séquentielle de génomes.

    Questionnement aposématique

    Oh! mystérieux Créateur de la planète Terre, poussière céleste, grain de sable de l’univers, aux rouages si bien huilés d’espaces sidéraux. Pourquoi dans ce potage de matières inertes, sans vie,  sans cesse remué à la louche jusqu’aux confins de frontières invisibles et sans barbelés, avez-vous par alchimie sublimé la vie et ses pensées impalpables sur ce grain de poussière Terre, fragile îlot d‘accueil dans un vaste océan d‘hostilités?

    Questionnement aposématique

    C’est trop vous approcher sans doute, Maître des cieux…           

     


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  • Décroissance obligée?

    Décroissance obligée?

    Trois planètes terre seront-elles suffisantes pour assouvir l’avidité des français de demain matin? Cinq planètes Gaïa seront-elles insuffisantes ou nécessaires pour étancher la soif de consommation des États-Unis d’Amérique? Pas certain que cette chimère dure ainsi très longtemps. Le jour du « Dépassement  de l‘année 2019» c’était le lundi 29 juillet. Notre taux de crédit vis-à-vis des possibilités de renouvellement des ressources que nous concède Madame Gaïa  frise et déborde pour la première fois la barre des 5 mois. Cinq mois restent à parcourir jusqu’au 31 décembre pour se nourrir, se vêtir, se loger, avec seulement en échange du sirocco l’été et du blizzard l’hiver. Gaïa n’a plus que du vent et notre blabla a nous fournir d’ici la fin de l’année. Sommes nous devenus dingue ou amnésique vis-à-vis de l’avenir de nos enfants et petits enfants?

    Décroissance obligée?

    Un exemple parmi des centaines que l’on peut croiser du regard chaque jour. Bâtir une piscine les pieds dans la méditerranée (Qui se meure) à Roquebrune-Cap-Martin? Les eaux fraîches et les vagues qui viennent caresser cet édifice en construction ne sont-elles pas suffisantes pour apprécier un bon bain de mer en lieu et place d‘une eau chlorée dans une baignoire inox olympique? Même avec des normes d‘éco-construction développement durable, cette construction est illicite et criminelle sur un tel emplacement zone littorale sensible.

    Décroissance obligée?

    Implantée en banlieue parisienne surpeuplée dans une ville loin de la mer et démunie de tous équipements serait sans aucun doute plus judicieux pour permettre à des jeunes désœuvrés d’apprendre à nager. Des milliers d’exemples comme celui-ci étouffent la planète. Le suicide collectif de l’humanité parviendra-t-il à son terme ou enfin l’homme prendra-t-il conscience qu’il a plus à perdre qu’a y gagner sur une telle trajectoire de développement/consommation.

    Décroissance obligée?

    Pour Finir 10 millions de voitures sur les routes de notre belle France ce week-end n’est-ce pas encore folie? Sept milliards d’habitants en croissance de consommation exponentielle, c’est une folle épopée de décroissance assurée. Bon mois d'août 2019 à toutes et tous


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  • Agapanthus africanus ou fleur de l'amour d’Afrique

    En langueur d’héliotrope, le feu d’artifice bleu des agapanthes explose en ce mois de juillet 2019. En réplique au bleu azuréen du ciel, il diffuse une constellation de corolles lumineuses qui se dore au chaud soleil.  Ce mariage intime du bleuissement ciel-terre est la symbiose du grand mystère de la vie. Sous la fine brise des vapeurs qui émanent d’un sol chauffé à blanc, tous ces casques bleus alanguis se balancent doucement et montent la garde en jardins méditerranéens.

    Agapanthus africanus ou fleur de l'amour d’Afrique

    Hissés au dessus d’une mer vert-empire d'épaisses feuilles rubanées en touffes sanglées raides comme à la parade du 14 juillet, ils surveillent le bon déroulement de cet été qui bat canicules en chapelets et moissons de records de températures. Ça et là, le bourdonnement, d’une abeille qui butine les casques bleus, accompagne les stridentes mélodies de cigales en tenues de camouflages militaires.

    Agapanthus africanus ou fleur de l'amour d’Afrique

    Parfois un coq « Maurice », rebelle à la cocotte chaude d’un citadin hors-sol, claironne une Marseillaise version Gainsbourg. Tels des lézards les pieds en éventails, les vacanciers se pâment sur les inconfortables galets des criques lovées de caps en caps. Brutalement cet après-midi, un orage interrompt le bal caniculaire de la semaine. Juillet fournaise s’achève par des nuages en pays Mentonnais comme sur le reste de notre bel hexagone France.

    Agapanthus africanus ou fleur de l'amour d’Afrique

    Après cette relative fraîcheur de fin de mois, Dame Nature bat,  en averses qui pleurent, les cartes météo en belotes et pokers menteurs, je joue et j’en rejoue. Le dérèglement climatique en marche forcée à la « De Rugy » en déconfiture de homards teintés fraises passe la patate chaude à une « Elisabeth ». Sa spécialité d’experte issue du corps des mines déroulera sûrement un excellent jeu de mille Bornes aux cent mille ronds-points pour sauver la Planète Terre en déshérence humaine. Quelle surprise nous réserve août 2019? 

    Agapanthus africanus ou fleur de l'amour d’Afrique

    Bel été à toutes et tous


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  • Déferlantes de sécheresses en cascades caniculaires 

    Cette nuit, oh miracle de Dame Nature, une belle averse orageuse sans dégâts des eaux ni débordements de grêlons destructeurs a étanché un peu la terrible soif des plantes au jardin de Canardjaune. ( 6 mm affichés au pluviomètre). Cela permettra peut-être d'affronter avec un certain optimisme la seconde canicule que nos amis de la météorologie nous présagent à bord de leurs ordinateurs aux yeux multi-facettes de libellules.

    Déferlantes de sécheresses en cascades caniculaires

    De toute façon, avec ou sans canicule la semaine prochaine, le mal est grand. Ces déferlantes de sécheresses année après année en cascades caniculaires ne sont que les prémices du grand chambardement qui frappe aux portes de la génération montante et celle qui suivra. Ces deux futures générations de locataires de planète Terre devront payer le lourd tribu des innocentes gabegies des locataires d'aujourd'hui. Démolir le climat de Gaïa voilà le résultat majeur de nos modes de vie moderne qui ne font plus confiance qu'à la science sans conscience.

    Déferlantes de sécheresses en cascades caniculaires

    A une très petite échelle, celle de mon jardin, je vois des plantes qui souffrent. Les feuilles des arbres flétrissent, se recroquevillent et tombent prématurément bien avant l'arrivée de l'automne. Les légumes en plein air n'arrivent plus a se développer normalement. (C'est pour cela qu'on les cultive à grande échelle sous perfusion dans des immenses serres).  Les feuilles et fruits sont grillés comme s'ils avaient séjourné dans un four micro-onde à induction technologique de développement non durable. Voilà où nous en sommes arrivés en moins de 200 ans d'un confort basé uniquement sur la dilapidation des énergies fossiles. Triste, je suis très triste pour cet amer constat qui me taraude pour le devenir de ma petite fille.

    Déferlantes de sécheresses en cascades caniculaires 

    Je vous souhaite néanmoins un bon week-end de vacances de juillet à toutes et tous pour oublier ce quotidien morose.


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