• 6 avril 2020

    Maman, trois ans déjà que ton corps s'est endormi pour l'éternité. Trois ans que ton âme s'est envolée vers l’immense galaxie de l'oubli. Tu as cédé le relais de ton chemin sur Terre à tes sept enfants. Ton amour me manque. Ton silence me pèse mais m'apporte aussi la plénitude rassurante que tout finit un jour par s'apaiser. Depuis ton départ (et les années sans doute), ma raison de vivre s'est émoussée. Je m'accroche maintenant à mes uniques petites brindilles de soleil que sont ma fille et petite fille. Deux lumières dans l’obscurité du néant galactique. Un jour, j'irai te rejoindre et nos âmes fusionnerons comme cellules au départ de la vie. Étrange passage que celui d'être le locataire temporel de ce lieu Terre bouillonnant de vie . Pourquoi ? Comment ? De l'autre côté de la barrière, ta poussière m'interpelle. C'est elle qui détient peut-être la clef de voûte du paradis suprême. Va maman, dors, dors encore, dors toujours. Tant que le souffle de ma vie battra au rythme de mon cœur, je ne t'oublierai jamais.


  • Commentaires

    1
    LABORDE Marie
    Lundi 6 Avril à 00:59

    Bonsoir cher Canard Jaune,

    Magnifique poème, si vous en êtes l'auteur, vous êtes un véritable poète. Bravo. La disparition d'un être cher

    nous touche profondément, une maman, un enfant, un papa ou un grand parent, un frère ou une sœur, c'est toujours dur à vivre. 

    Merci pour ce délicieux moment de recueillement dans le saveur agréable d'un instant de lecture qui caresse le cœur

    Un grand MERCI et une bonne semaine.

    Marie.

      • Lundi 6 Avril à 10:29

        Bonjour Marie,

        Je suis bien l'auteur de ce texte et aussi l'acteur qui le vit depuis 3 ans. Bonne semaine à toi Marie, hélas toujours en version confinée

    2
    Lundi 6 Avril à 10:13

    Nous gardons le souvenir de nos disparus comme une lumière au cœur.. des mots délicats et plein d'amour.. je comprends ton manque

    3
    Lundi 6 Avril à 13:48

    Bonjour je peux comprendre ce que tu ressens dans ton coeur tu nous offre quand même un très joli poème bonne journée malgré le confinement bisou Claudine Daniel

    4
    LABORDE Marie
    Lundi 6 Avril à 19:42

    Bonjour Canard Jaune,

    je suis désolée de remuer dans ton cœur ce qui est encore très frais, une blessure encore ouverte, qui cicatrisera partiellement mais le souvenir sera toujours présent. Avec du recul, on arrive à ne sélectionner que les bons moments de cette vie tant regrettée, ainsi la douleur se transforme quelque peu en un rayon de soleil dans notre cœur. J'ai vécu cela plusieurs fois dans ma vie malheureusement, entre ma sœur, ma fille, mon père, ma mère et deux autres de mes sœurs. Il faut dire que je suis la cadette d'une fratrie de 8 enfants. Bonne soirée et bises. Marie.

    5
    Lundi 6 Avril à 19:59
    Capucyne

    Un beau texte qui dit tout...

    6
    caro
    Lundi 6 Avril à 21:16

    Ce texte est très beau papa. Tu m'as ému et touchée. Gros bisous

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