• Biodiversité et biomasse, nos vies y sont liées.

    Biodiversité et biomasse, nos vies y sont liées. La biodiversité s’effondre nous martèlent les scientifiques et autres lanceurs d'alerte. Mais hélas nous continuons à jouer l'autruche la tête dans le panier de crabes. Normal, la biodiversité est inversement proportionnelle à la biomasse des organismes vivants qui la compose sur petite planète Terre et nous, espèce humaine, nous sentons ainsi très fort d'avoir accru considérablement la notre. Dame nature ayant horreur du vide, dès qu'une espèce végétale ou animale disparaît, la biomasse disparue est au fur et à mesure remplacée par les biomasses qui résistent à l’effondrement des espèces annoncées par nos experts du domaines. Ainsi, actuellement l'homme ce petit singe nu, imberbe et totalement immature physiquement et intellectuellement à la naissance est parvenu à peser 36 % de la biomasse de tous les mammifères du monde. Pas mal pour une espèce si fragile au départ de la vie. Diable comment avons nous réussi à éradiquer tant de vies animales et végétales pour prendre la place ?

    Biodiversité et biomasse, nos vies y sont liées.

    Cela s'est produit par étapes successives. À la nuit des temps, nous étions seulement cueilleurs et ce mode de vie nous obligeait à être très peu nombreux mais fort soudés entre nous pour survivre. Puis de cueilleurs nous sommes passés à cueilleurs-chasseurs. Ce qui nous a permis d'être plus nombreux et un peu moins soudés d'où les premières guerres entre tribus. Cette biomasse humaine s'est donc réalisée au détriment des biomasses animales sauvages que nous avons tuées pour nous nourrir. Puis l'homme a découvert l'agriculture et du même coup s'est sédentarisé. C'est là que tout a commencé à basculer à notre avantage au détriment des biomasses animales dès lors domestiquées ( 60% de la biomasse des mammifères de la planète sont des animaux domestiques) et végétales dès lors patiemment sélectionnées par l'observation. Petit à petit les premiers villages sont devenus villes, grandes villes puis mégalopoles et les humains sont devenus de moins en moins solidaires et soudés entre eux. Les guerres se sont alors installées d'une manière chronique et perpétuelle

     

    Biodiversité et biomasse, nos vies y sont liées. La biomasse des animaux sauvages est ainsi aujourd'hui réduite à la portion congrue de 4% du volume. Le basculement de la biodiversité inversement proportionnelle aux biomasse animales et végétales en est à son paroxysme maximal. Les poules, canards, dindons et oies représentent 70% de la biomasse des oiseaux!... Les maillons manquants à la grande horloge des rouages de la vie sur Terre deviennent trop nombreux et nous allons devoir à notre tour perdre en pourcentage notre biomasse humaine si nous ne voulons pas disparaître à tout jamais. Comment vivre cet effondrement sans trop de dégâts? Tout simplement en cédant, par compromis successifs, de la place à nos amis les animaux et végétaux. Il ne reste que 13% de surface de zones sauvages dans les océans et 23% sur les parties émergées. Il en faudrait 50% minimum pour assurer un bon équilibre. Sommes-nous prêts à l'accepter ?...

    Biodiversité et biomasse, nos vies y sont liées.

    Pas trop mûrs dans nos têtes et consciences collectives. Il va pourtant falloir l'admettre et le digérer très vite. Sinon, faute de biodiversité, notre biomasse humaine sera rapidement réduite à zéro pour cent par pandémies gigantesques. Nous vivons une formidable époque d’égoïsme et d'individualisme exacerbé vis à vis de nos frères les animaux et de nos sœurs les plantes. Cela ne durera pas aussi longtemps que la tête de l'autruche dans le panier de crabes.

    Biodiversité et biomasse, nos vies y sont liées. Bon week-end à toutes et tous.

     


  • Commentaires

    1
    Vendredi 3 Mai à 13:59

    Il faudrait lire ton article à l'assemblée nationale où nos chers députés passent leur temps à se balancer les patates chaudes au lieu de faire le boulot pour lequel on les paie...combien je suis en accord avec vous, avec toi... on peut peut-être se tutoyer, petit canard jaune ..

    2
    Dimanche 5 Mai à 14:05

    Bonjour et bien j'aie lue ton article je comprend très bien la situation il est vraiment temps de réagir au besoin bon dimanche pourri ici bisou Claudine Daniel

    3
    Mardi 7 Mai à 10:41

    Oui c'est triste et préoccupant. Il faudrait que le monde réagisse car on ne peut se passer des insectes pour les cultures. 

    De belles photos. Celle du lucane (ou cerf-volant) m'a rappelé il y a 81 ans, quand je torturais mon adorable instit, sOur Marie des Anges, en lui envoyant ces petites bêtes sur sa cornette blanche, parès leur avoir trempé les pattes dans l'encrier en porcelaine de mon pupitre.

    4
    Mardi 7 Mai à 18:47

    vivement la fuite vers Titan ou Mars !

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