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    Un soir de bel été un cornichon aborda une citrouille

    qui lui apparaissait de fort bon embonpoint

    La dodue citrouille se croyait fine comme manchon-quenouille

    Jalouse de la beauté du sieur, svelte et sans ride point,

    Pour bluffer la cucurbitacée concurrente

    dit : admirez ma maigreur, mon frère

    -Est-ce bien ainsi? -Pas du tout ; Vous n'y êtes guère.

    -Et là, est-ce bon ? -Que nenni . Vous en êtes encore loin.

    Dans un ultime effort,

    la citrouille se dégonfle et pécore.

    Elle se retrouve ainsi toute flétrie, puis dégorge.

    Le monde est plein de gens déraisonnables.

    Tout gagne petit veut devenir bourgeois.

    Tout bourgeois construit des châteaux en Espagne minables.

    Chacun, sans voir les beautés du monde autour de soi.

    Images et Fable d'un Canardjaune qui admire avec courtoisie

    son grand Maître Jean de La Fontaine   


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  •             La cigale ayant dansée 

                Toute la belle saison

                Sans aucune raison

                Ni aussi déraison

                Se trouva fort dépitée

                Quand le blizzard se fût levé.

                Pas une seule aile de fourmi volante

                À se glisser sous la mandibule, 

                Plus aucune petite larve charmante 

                Qui sous terre tintinnabule.

                Elle sonna chez sa copine

                La mouette du palier, sa voisine

                Lui suppliant de lui offrir

                Pour ne pas trop souffrir 

                Quelques miettes de pain

                Pour apaiser sa faim.

                Mais la mouette est rieuse

                C’est ici son principal défaut. 

                Qu’avez-vous amassé aux temps nouveaux?

                Rétorqua la gueuse.

                Du matin au soir et du soir au matin

                Je dansais sur la canopée des pins.

                Vous dansiez au lieu de travailler?

                Et bien maintenant chantez pour subsister.

    La cigale et la mouette

     

     


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  • Afin d'exhumer le trouble de la mort qui par deux fois dernièrement s'est présentée emportant deux de mes plus êtres chers, je ne peux qu'exprimer ces quelques lignes pour en extirper son substantifique mystère et apaiser mon âme.

           

    La mort, ce corps flottant sur l'abîme de l'oubli.

    La mort, ce jour de lumière aveuglante et d'obscurs ténèbres qui efface la vie pour en engendrer d'autres.

    La mort, et son cortège de pleurs pour les vivants qui restent et s'y rattachent de près.

    La mort, ce blasphème du "Je" de ceux qui poursuivent leur demain de condition humaine.

    La mort, cette héroïne triomphante  de toute matière organique et minérale  en désuétude.

    La mort, ce palier suprême du passage vers l'au-delà en voyage aller simple.

    La mort, ce pied de nez rocambolesque qui gomme tout.

    La mort, ce cailloux de l'absurde qui éclate de sanglots en une myriade infinie du cosmos en ébullition. 

    La mort, ce secret bien gardé du créateur qu'aucun être ne peut découvrir.

    La mort, cette âme en déshérence perpétuelle qui conduit au grand mystère de la vie.

    La mort, ce cosmos doté d'une conscience spirituelle.

    La mort enfin, ce symbole d'éternité qui fomente la vie.

    La mort, la vie

     


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    Janvier commence chaque année par l'anniversaire de Grand-maman Canette. Cette année elle fête son 92 ème hiver et est bien décidée à croquer encore quelques printemps . Toujours bon Œil et bonnes Z'Oreilles. Hélas les jambes se dérobent à la marche. Mais pour l’œil du 20 Heures sur l'A2 elle a toujours bon appétit. La preuve cette année, reine de la fête, elle remporte haut la main le diplôme "star de l’Épiphanie", des rois. 

       


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    La soupe populaire de la primaire à gauche a perdu ce soir un président sortant par la porte « issue de secours. » La patate chaude est transmise Soupe populaire de la primaire à gauche dans le camp de l'adversité sans faille du rocker Valse à trois temps et deux mouvements . La galaxie pulvérisée en interne de nos socialistes à la française aura du mal à éplucher les bons légumes pour mitonner une bonne soupe d'un hiver qui s'annonce précoce dans mon jardin d'automne . Les feuilles mortes y ont été balayées à plein râteau croissant de lune et les électrons libres échappés du tas rocheux de Solutré vont tenter de s'aligner en ordre de bataille pour une primaire en cours d'école gendarmes et voleurs d'idées éculées d'un siècle passé aux allures millénaires . En quinze jours trois têtes dirigeantes d'un état français sous la coupe d'une Europe qui vacille sont dégringolées en bas de l'affiche d'une pièce de théâtre de boulevard du palais. Élisée-Matignon même pas peur pour des français moyens et petits complètement désabusés et désenchantés. Mais attention la partie de carte politique ne s'arrête pas ce soir . Le joker final ce n'est pas maintenant . C'est au printemps prochain comme à la foire du trône que l'on comptera les bouses qui chaufferons le prochain quinquennat .

                     Bon week-end à toutes et tous.

     


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