• Afin d'exhumer le trouble de la mort qui par deux fois dernièrement s'est présentée emportant deux de mes plus êtres chers, je ne peux qu'exprimer ces quelques lignes pour en extirper son substantifique mystère et apaiser mon âme.

           

    La mort, ce corps flottant sur l'abîme de l'oubli.

    La mort, ce jour de lumière aveuglante et d'obscurs ténèbres qui efface la vie pour en engendrer d'autres.

    La mort, et son cortège de pleurs pour les vivants qui restent et s'y rattachent de près.

    La mort, ce blasphème du "Je" de ceux qui poursuivent leur demain de condition humaine.

    La mort, cette héroïne triomphante  de toute matière organique et minérale  en désuétude.

    La mort, ce palier suprême du passage vers l'au-delà en voyage aller simple.

    La mort, ce pied de nez rocambolesque qui gomme tout.

    La mort, ce cailloux de l'absurde qui éclate de sanglots en une myriade infinie du cosmos en ébullition. 

    La mort, ce secret bien gardé du créateur qu'aucun être ne peut découvrir.

    La mort, cette âme en déshérence perpétuelle qui conduit au grand mystère de la vie.

    La mort, ce cosmos doté d'une conscience spirituelle.

    La mort enfin, ce symbole d'éternité qui fomente la vie.

    La mort, la vie

     


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    Janvier commence chaque année par l'anniversaire de Grand-maman Canette. Cette année elle fête son 92 ème hiver et est bien décidée à croquer encore quelques printemps . Toujours bon Œil et bonnes Z'Oreilles. Hélas les jambes se dérobent à la marche. Mais pour l’œil du 20 Heures sur l'A2 elle a toujours bon appétit. La preuve cette année, reine de la fête, elle remporte haut la main le diplôme "star de l’Épiphanie", des rois. 

       


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    La soupe populaire de la primaire à gauche a perdu ce soir un président sortant par la porte « issue de secours. » La patate chaude est transmise Soupe populaire de la primaire à gauche dans le camp de l'adversité sans faille du rocker Valse à trois temps et deux mouvements . La galaxie pulvérisée en interne de nos socialistes à la française aura du mal à éplucher les bons légumes pour mitonner une bonne soupe d'un hiver qui s'annonce précoce dans mon jardin d'automne . Les feuilles mortes y ont été balayées à plein râteau croissant de lune et les électrons libres échappés du tas rocheux de Solutré vont tenter de s'aligner en ordre de bataille pour une primaire en cours d'école gendarmes et voleurs d'idées éculées d'un siècle passé aux allures millénaires . En quinze jours trois têtes dirigeantes d'un état français sous la coupe d'une Europe qui vacille sont dégringolées en bas de l'affiche d'une pièce de théâtre de boulevard du palais. Élisée-Matignon même pas peur pour des français moyens et petits complètement désabusés et désenchantés. Mais attention la partie de carte politique ne s'arrête pas ce soir . Le joker final ce n'est pas maintenant . C'est au printemps prochain comme à la foire du trône que l'on comptera les bouses qui chaufferons le prochain quinquennat .

                     Bon week-end à toutes et tous.

     


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  • Une grande douceur pour novembre et un agréable soleil en mariage de nuages m'ont autorisé une sortie au bord de l'eau de la merveilleuse rivière « La Touvre » . Issue de trois importantes résurgences : Le bouillant, le dormant et la la fond de Lussac, cette courte rivière très large dès son lieu de naissance, peu profonde, et d'à peine 12 kilomètres est un havre de paix pour grands nombres de volatiles qualifiés de sauvages par les hommes. Or ne serait-ce pas ces derniers les véritables sauvages qui bombardent au prétexte de guerre , des hôpitaux , des écoles et des marchés, tuant enfants, femmes et vieillards innocents ?

    Cygnes et canards en surface, truites et anguilles en immersion vivent ici en parfaite symphonie. Cette symbiose de paix animale existe là depuis des millénaires.

    Or quel rapport avec la guerre ? Hélas cette rivière aux eaux pures à température quasi constante, porte en son sein depuis 1753 une horrible usine machine de guerre : La fonderie de canons de Ruelle . Les heures florissantes de la Marine royale sont nées ici. Elles ne sont plus ou presque et c'est tant mieux . Les petites mains ouvrières qui ont façonné cette fonderie à canons ont aussi inauguré la loi des « huit heures », du « travail à la chaîne » et la politique des bas salaires. Les charentais opprimés comme en bien d'autres lieux ont dû faire face à leurs semblables guerriers possesseurs et oppresseurs de travaux pour accéder à une meilleure condition de vie. Quoi de plus légitime. Cette rivière à fort débit constant est une manne pour les décideurs de Louis XV et Louis XVI. Le minerais de fer n'est pas loin. Il provient des sites de Benest, Adjots, Taizé-Aizie,  Charras, Cherves, Taponnat, Fleurignac, Saint Adjutory, Moutardon, Genouillac, Montrollet, Pleuville, Roumazières, Combiers, Mainzac, Marthon, Feuillade, Charmant , Juillaguet, et bien d'autres petits lieux de la profonde Charente aujourd'hui oubliée et noyée dans dans une Nouvelle-Aquitaine. Le charbon de bois des forêts de « Braconne » et d'  « Horte » est le combustible idéal pour l'époque.

    Ce triptyque matières premières fer, énergies bois et eaux limpides permet à la royauté d'alors d'introduire la forge de Ruelle dans le domaine de l’État, et de créer en lieu et place, une fonderie royale au service de la Marine. La machine de guerre était née. Les guerres de 1870, 1914 et 1945 et toutes guerres coloniales ne sont que les conséquences désastreuses de cette lointaine naissance. D'une simple forge pour création d'outils agraires de la belle France rurale, devenue fonderie pour fabrication de canons, la douce paix faune de « La Touvre », par la malignité des hommes, s'est transformée en œuvre de guerres trois siècles durant. Les canons et boulets aujourd'hui relégués au musée l’œuvre de guerre n'a malheureusement pas disparue . Elle se trame maintenant à distances aveugles par écrans d'ordinateurs interposés . Les innocents meurent toujours, les vrais coupables sont à l'abri bien au chaud.

     

    L'après-midi au bord de l'eau s'achève, mon triste rapprochement paix et guerres aussi.

    Bon mercredi 23 novembre 2016


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    Sur un plateau bleuté d'école primaire,

    Sept nains de jardin, pour un défit planétaire

    Ont lamentablement débattu au secondaire.

    Le coche de la mouche à son habitude s'est agité.

    Un poisson dans son bocal a tenté d'être repêché.

    Un croque-mort endormi s'est réveillé

    Face à un dinosaure de journaliste empoussiéré.

    Un vingt quatre heure du Mans a coulé le Pyjamas

    Du 20 heures de l'A2 pilule des infos à la média rama.

    Toujours avide d'un sensationnel magnifique,

    Une Nathalie « big Brother » en costume soporifiques,

    A tiré son épingle du jeu d'un faux débat rabat-joie.

    Le Cétacé du Canada nous a vendu ses oies,

    De nouvelle Aquitaine rengaine en croque-mitaine,

    Pour bon enfant sage bravant l'USA-Maine.

    La soupe des primaires pour accéder au trône

    A la mode d'un bourdon naviguant comme un drone

    En carton-pâte sans la recette des chefs étoilés

    Ont permis de divaguer sur sujets autres estampillés.

    Ce velouté en politiquement correct

    Nous a été vendu "Prince de Lu" en direct.

    Ces trois débats n'ont débattus en rien

    Reste dimanche pour désigner le vaurien.

     


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