• Les ennemis de mes amis sont parfois mes amis. Pas Jean Baptiste Malet. Sur le monde diplomatique de ce mois d'août, ce personnage sous une plume de journaleux s'est autorisé à discréditer mon ami Pierre Rabhi. Comment peut-on oser salir un homme sincère et intègre dans sa démarche de vie personnelle et envers celle des autres ? Pierre Rabhi dérange Malet et ses amis ? Ce petit homme fort cultivé qui a baigné dans son enfance dans deux cultures différentes et contradictoires est pourtant un grand visionnaire. Comme nul ne guérit de son enfance, il s'est hissé à la force du poignet pour sortir de sa condition humaine vouée à l'échec par l'esclavage du modernisme qui le guettait adolescent. Pierre Rabhi bien que je ne l'ai jamais vu, est mon ami et le restera malgré le torchon de Malet placardé sur le monde diplomatique. Ses nombreux livres et écrits sont sincères et exemptes de mensonges contrairement à ceux de l'article de Malet. Mais vous n'avez peut-être pas lu cet article, ni la belle réplique de Fabrice Nicolino. Je vous invite à lire sous ce lien. http://fabrice-nicolino.com/?p=4615 C'est un peu long mais cela vaut lecture pour apprendre à décrypter l'indigne poison distillé par Malet. Bonne lecture sous votre parasol de plage ou dans votre frais salon pour échapper à la canicule qui semble redoubler d'effort pour nous démontrer que le dérèglement climatique n'est pas une chimère, mais bien une cinglante réalité.

    Bonne fin de vacances à toutes et tous.


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  • En Aubrac, l'élevage du veau sous la mère n'est pas un mythe mais une heureuse réalité.

    Sur cette dernière portion de chemin Aubraquais, en cette belle France profonde, qui va nous ouvrir la porte de la vallée du lot, nos « guiboles » tiennent le coup des 5 jours d'efforts précédent. De Nasbinals à Aubrac, le cœur des estives est à nous.

    Nous baignons pleinement au pays de cette reine des vaches à robe grise légèrement teintée de fauve. Les yeux en fine amande maquillés « coco grand luxe» sont ici partout autour de nous. Nous ne pouvons pas nous dérober à leur présence et leur regard acidulé vu que nous sommes obligés de les côtoyer en corps à corps et de franchir les troupeaux qui nous barrent le chemin et la sortie des pacages.

    Nous assistons ce jour-là à une étrange « talasso » à l'argile d'un mâle Aubrac désireux de plaire à toutes ses prétendantes affublées autour de lui. Il creuse un trou dans le sol et à l'aide de ses pattes s’asperge de la terre rouge qu'il soulève avec habileté.

    Il badigeonne de poussière argileuse ses flans rendant ainsi inaccessible l'invasion des mouches. Spectacle inoubliable.

    Nous atteignons notre point culminant du jour 1320 mètre d'altitude à Aubrac. Nous laissons à notre droite du chemin sa Dômerie d'apparence austère

    pour ensuite plonger sur Belvezet et son volcan . La boralde qui nous conduit à St Chely d'Aubrac nous permet de perdre rapidement de l’altitude. Les sous-bois de hêtres, de chênes et de noisetiers nous caressent de leurs ombres bienfaitrices.

    St Chely est le terme de notre belle randonnée de cet fin juin 2018. Le pont franchissant la rivière est surmonté d'un calvaire des pèlerins inscrit au patrimoine de l'Unesco.

    Vers le Sud-ouest le GR 65 poursuit sa route sans nous. L'an prochain si le créateur de toute vie nous le permet, nous opterons pour la portion suivante et peut-être jusqu'à Cahors. Le rendez-vous dans nos têtes est déjà pris.

    Bonne journée et bon mois d'août à toutes et tous.


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  • Aumont-Aubrac où nous avons rechargé durant la nuit nos mollets et voûtes plantaires n'est déjà plus qu'un lointains souvenir. La gare et le franchissement de l'autoroute sont les seuls souvenirs de la modernité ici bas retrouvés et vite oubliés. Nous montons lentement vers La Chaze de Peyre., et croisons du regard des paysages champêtres paisibles et joliment colorés en cet fin juin bien ensoleillée.

    L'église autour de laquelle est blotti un petit cimetière en désuétude accueille nos deux carcasses dans un silence religieux. La rosace au dessus du porche d'entré est magnifique dans sa simplicité élaborée.

    Même les cimetières meurent et celui de Peyre en vit la certitude du temps qui l'use et le ronge à petites enjambées. Nous quittons ces lieux peu joyeux pour enfin frapper à la porte de l'Aubrac « Les quatre chemins ».

    Nul doute, nous approchons le mythique plateau. Les forêts disparaissent et laissent place à un paysage découvert grandiose. D'énormes blocs de granits nous saluent à notre passage. De nombreux fins piquets de pierre bardées de barbelés rébarbatifs clôturent d'immenses pacages. Les vaches d'Aubrac en élevage extensif se jouent de nos extases.

    Jadis peuplé de grandes forêts de hêtres, le plateau est devenu chauve, Sa crinière d'herbages permet la présence de ces bovidés aux cornes grand luxe et à la robe fauve majestueuse. Ferluc, Finerols, Rieutor sont les seuls points de présence de quelques hommes accrochés à ce milieu hostile huit mois sur douze.

    La sauvagerie de l'Aubrac est un souvenir inexpugnable pour un jacquet de Canardjaune qui traîne ses gambettes enflammées. Canette Traversière silencieuse, avance pas à pas parfaitement rythmés par un métronome invisible.

    Ici tout est beau et nous laisse sans voix. Nos pensées s'évadent vers un au-delà épris de liberté.

    Montgros (village à 1200mètres d'altitude) nous ouvre enfin la porte de l’Aveyron et Nasbinals le grand confort de son hôtel "Café de France". Une soirée restaurant parmi un vaste troupeaux de jacquets croisés ça et là en chemin clôt cette joyeuse journée.

    Bon week-end à toutes et tous.



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    En chemin vers Compostelle, Croire ou ne pas croire?...

    Quatrième jour de marche. Le rythme de croisière pédestre entre Canette Traversière et Canardjaune s'est bien synchronisé. Canette est toujours aussi agile telle une jeune hirondelle qui construit son printemps. Canardjaune qui a commis l'imprudence de s'équiper de nouvelles chaussures écope de deux belles ampoules sous le pied gauche. Son éclairage du chemin lui est ainsi renforcé. Chaque gros cailloux mieux repéré. Nous laissons derrière nous, « Le Sauvage » apprivoisé par des hommes ayant sût le dompter avec parcimonie et intelligence .

    En chemin vers Compostelle, Croire ou ne pas croire?...

    Aumont-Aubrac est à 28 kilomètres en cap-sud-ouest. St Roch est notre première rencontre du matin. Nous perdons environ 320 mètres d'altitude avant d'aborder St Alban sur Limagnole.

    En chemin vers Compostelle, Croire ou ne pas croire?...

    L'activité principale de ce gros bourg du nord Lozère se résume en un important hôpital psychiatrique au sien de sa forteresse féodale datant de 1245. Pause emplettes logistiques et déjeuner sur un banc dans un petit square jouxtant l'église romane dotée d'un beau clocher à trois baies sur arc triomphal entre nef et abside.

    En chemin vers Compostelle, Croire ou ne pas croire?...

    Lors de la visite de ce lieu saint, Canette Traversière offre à Canardjaune un "Avé Maria" qui lui jette d'émotion une larme à l’œil et frissons au corps. Un païen de Canardjaune en émoi dans une église, seule une Canette Traversière est en mesure de réaliser cet exploit.

    En chemin vers Compostelle, Croire ou ne pas croire?...

    Nous reprenons notre chemin. Ou plutôt peu à peu c'est lui qui nous prend et nous façonne à sa démesure. Il nous guide vers une symbiose entre le "Je" et le "Tu". Le chemin devient "Nous". Il raye toute vanité du corps et de l'esprit. Il nous humilie et nous rend fort à la fois. Il fait d'un Canardjaune qui se pose sans cesse la question « Croire ou ne pas croire ? ... », un jacquet malgré lui.

    En chemin vers Compostelle, Croire ou ne pas croire?...Jusqu'à Aumont-Aubrac, St jacques nous sert un chemin rocailleux, racineux mais cependant bien ponctué d'ombrages.

    Petit à petit nous quittons la Margeride pour se tremper dans l'Aubrac.En chemin vers Compostelle, Croire ou ne pas croire?...

     


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  • En chemin vers compostelle, La Dômerie du Sauvage*

    En chemin vers compostelle, La Dômerie du Sauvage

    De bon matin , nous laissons derrière nous Saugues et ses drôles sculptures bois taillées à la tronçonneuse dans des troncs et souches d'arbres. Plantées ça et là aux quatre coins de ce territoire, elles semblent vouloir exorciser la hantise de la bête du Gévaudan.

    En chemin vers compostelle, La Dômerie du Sauvage

    La bête n'est plus grâce au berger Jean Chastel. La bêtise des hommes l'a largement supplantée.

    En chemin vers compostelle, La Dômerie du Sauvage

    Nous prenons progressivement de la hauteur jusqu'à La Clauze . Les paysages sont beaux. Les forêts peu denses, aux pins sylvestres torturés par les vents, semblent jardinées par des mains invisibles. La roche granitique affleure partout. C'est le monde du silence et la plénitude de l'isolement. Rares sont les fermes et habitations isolées. Ici tout semble figé pour l'éternité.

    En chemin vers compostelle, La Dômerie du Sauvage*

    En chemin vers compostelle, La Dômerie du Sauvage

    Pause déjeuner à La Clauze non loin d'une tour octogonale suspendue sur son rocher , seul vestige d'un château féodal englouti par les ans.

    En chemin vers compostelle, La Dômerie du Sauvage

    L'après-midi, nous poursuivons notre pèlerinage dans les mêmes conditions de rareté de présence humaine pour finalement aborder en soirée« Le Domaine du Sauvage ».

    En chemin vers compostelle, La Dômerie du Sauvage

    Ferme auberge typique, « La dômerie des templiers du Sauvage » ancrée à 1300 mètres est un lieu magique. Chef d’œuvre d'une architecture rurale, élaborée sans architectes ni ordinateur, les siècles qui pèsent sur ses épais murs sont la résultante d'un savoir faire intimement allié à un savoir être.

    En chemin vers compostelle, La Dômerie du Sauvage

    Pèlerins et voyageurs non bousculés par l'horloge du temps des hommes pressés, arrêtez-vous ici, regardez, admirez et contemplez .

    En chemin vers compostelle, La Dômerie du Sauvage

    Il n'y a rien d'autre à ajouter.

    Bon mercredi 18 juillet 2018 à toutes et tous


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