• Désirs amoureux

    Les bleus lumineux

    Des trèfles bitumineux

    Sur les bords du chemin

    Éclaboussent mes mains

     Désirs amoureux

    Éros, sur les sentes du désir

    Bouscule les codes de l'avenir

    Folle et troublante mémoire

    En dévidoir d'espoir

    Désirs amoureux 

    Les petits lutins d'Aphroditê

    Luttent en cœur et tête à tête.

    Tout à coup, mes ongles glissent

    Sur ta peau douce et lisse.

    Désirs amoureux 

    Ils réveillent en sursauts

    Des abîmes de grands maux.

    Oh! câlines rivières

    De caresses éphémères.

    Désirs amoureux 

    Comme une poussée de sèvre

    Ta langue effleure mes lèvres.

    En un baiser d'amour, tu mordilles

    Le frêle téton de ma coquille.

    Désirs amoureux 

    Tes cheveux frisent dans l'air embaumé

    Tes yeux papillotent d'un plaisir allumé

    La mélodie d'une flûte enchantée

    Élabore des beautés de voluptés.

    Désirs amoureux 

    Cœurs emballés, tes mains

    Fourragent mes petits seins.

    Tel un argenté ciboire

    Ton calice donne à boire.

    Désirs amoureux 

    Non sans une pointe de malice

    Le phallos pourpré s'y trempe avec délice.

    Tu frémis et halètes.

    Tu murmures, encore, encore, arrête.

    Désirs amoureux 

    Le jeu du hasard et de l'amour

    S'offre à nous pour toujours.

    Désirs amoureux 

    Désirs amoureux

    *

     

     

     


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  • Le 1er Juin ouvre le bal masqué météorologique de l’été. Cette année le masque des premières chaleurs est tombé comme massue sur piquet de bois que l’on  enfonce au sol. 30° en milieu d’après-midi à l’ombre de ma cabane de jardin ce jour. Pas mal pour stimuler les pieds de tomates et de poivrons en souffrance des jours humides d’un frileux mai 2019 digne d’un mars en dérapage d’avril. Le dérèglement climatique nous dévoile peu à peu son vrai visage sans masque et plein de surprises chaudes et froides.

    Mon instinct me souffle à l’oreille que la fête de l’été va être chaude et l’eau manquer en abondance de soif pour nos végétaux qui adorent ce précieux liquide, bien commun de tous le vivant sur planète Terre. L’unique boisson des plantes souillée par l‘inconscience des hommes ne va pas suffire pour franchir le cap qui conduit à l‘automne. Bon nombre d’arbres et arbustes vont devoir s’auto-mutiler de quelques branches pour réduire l’évapotranspiration d’un été menaçant de chaleurs et pourtant pas encore là sur l’almanach des facteurs zombis d’une Poste fantôme.

    J’ose me tromper de pronostique. Rendez-vous à l’automne pour en tirer la bonne pioche d’une cartomancienne.

     

    Bonne journée à toutes et tous et bon mois de juin.       


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    Quand mai fleurit, je souris à la vie.

    Lorsque le mois de mai croule sous la palette des couleurs, le curseur de mon bonheur est  orienté au maximum de ses possibilités de joie retrouvée. Et cette année encore, mai, ne déroge pas à la tradition du débordant spectacle des touches colorées qui s’éparpillent au vent, sous la voûte des jardins renaissants après de longs mois de sommeil. Quoi de plus merveilleux qu’un horizon qui scintille de milliers d’étoiles colorées. Le mois de mai est là, profitons de sa courte présence miraculeuse une fois l’an.

    Bonne journée à toutes et tous.


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  • Elaïosome

    Décidément la trumpomanie ne connaît pas l'élaïosome de la graine de Myosotis. Sinon ce haut personnage made in USA n'aurait pas torpillé Huawei en jetant un froid sibérien commercial entre les deux mastodontes des télécommunications. Dame fourmi qui soit disant n'est pas prêteuse sait quant à elle très bien tirer partie de ce petit appendice collé sur certaines graines de plantes notamment le myosotis. Elle nourrit ses larves avec et les graines de myosotis se retrouvent transférées dans des lits douillets pour germer ça et là aux quatre coins des jardins. Cette myrmécochorie est l'exemple idéal dont devrait tenir compte le cowboy US-Trump. Huawei n'est pas Google mais Google à besoin de Huawei pour étendre ses marchés planétaires de télécommunications. Les terres rares dont affectionnent nos écrans plats mobiles se situent en Chine et les petites mains qui fabriquent ces cinémas portables y fourmillent aussi. La guerre froide commerciale déclarée par le cowboy made in USA finira par jeter un chaud du côté du timonier made in empire du milieu. Les distorsions des marchés planétaires vont finir par couler le Titanic mondialisation. A moins qu'un miracle de convergence évolutive " fourmi-graine de myosotis" surgisse entre ces deux pays?...

    Elaïosome

    Nous vivons une folle époque de surconsommation d'images pour les uns face à une sous-consommation de nourriture pour d'autres. Jusqu'où l'ascenseur descendra t'il? Nul ne le sait, pas même Monsieur US-Trump et son homologue Chinois.


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  • Burlat Dans « Le nom des choses », le poète Claude Roy écrivait ceci: « Je nomme toutes les choses dont j'ai appris les noms en vivant et seuls l'arbre ou l'oiseau ou la fleur dont je ne sais comment ils s'appellent me font souci, me font silence et grise mine ».

    Burlat

    Savoir reconnaître le petit nom « Burlat » de celui d'un simple cerisier, c'est déjà prendre conscience de son existence, d'entrer en communion avec lui, de le respecter, et commencer à comprendre son rôle, dans le parfait équilibre des choses vivantes que nous croisons du regard chaque jour de notre propre courte vie.

    Burlat

    Je suis née en 1964 dans la campagne charentaise aux confins du Périgord-Limousin. Je fus replanté en Haute tige de 3 ans à la Sainte Catherine du 25 novembre 1967, par un très jeune « Canardjaune » à l'époque. Il prodigua à mon égard ses plus grandes attentions afin que je devienne un bel arbre fruitier nommé « Burlat ».. L'attente d'une belle récompense ne se fit pas prier. Dès 1968 au cœur des événements chauds sur les pavés du limousin émigrés en pavés parisiens, les premières burlats craquantes et fondantes glissèrent dans le palais des goûts de son planteur. Dès lors nous avons cheminé ensemble en choisissant chacun sa voie. La mienne rivée à jamais sur ce petit lopins de terre "spanacien", j'ai grandi année après année, dans un et sur un, sol riche et profond.

    Burlat

    Quelle fut belle ma vie de cerisier en ce coin de douce France. Tous les ans mes branches croulais sous les « burlats » et mon compagnon planteur s'appliquait à en récolter sa part quelque peu méritée. Le reste de mon abondante production s'offrait aux merles rieurs et chanteurs, glaneurs de printemps. Mais voilà, un beau jour de 2018, mon pote âgé,  un peu fatigué de vie, s'est résigné et dû me céder à une nouvelle propriétaire. Cette inconnue du lieu, ne sachant me nommer, vit en moi un simple arbre chose, objet matériel, sans aucun lien d'attache charnelle. Dès lors dans sa tête je devais disparaître. Le 04 mai 2019, après 55 années de bons et loyaux services, je suis mort en quelques minutes , de mort non naturelle,  sous les dents acérées d'une bruyante tronçonneuse. Mes fruits de 2019 en formance bien verts jetés à terre n'aurons pas eu le plaisir de régaler le palais de ce nouveau personnage pas encore en racines profondes avec la vie. Ici, les sansonnets n'auront plus rien à se poser sous le bec. C'est ainsi que peu à peu se réduisent les beaux maillons de vie sur fragile planète Terre.

    Burlat

    Bon 8 mai 2019 à toutes et tous.


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