• En chemin vers compostelle, La Dômerie du Sauvage*

    En chemin vers compostelle, La Dômerie du Sauvage

    De bon matin , nous laissons derrière nous Saugues et ses drôles sculptures bois taillées à la tronçonneuse dans des troncs et souches d'arbres. Plantées ça et là aux quatre coins de ce territoire, elles semblent vouloir exorciser la hantise de la bête du Gévaudan.

    En chemin vers compostelle, La Dômerie du Sauvage

    La bête n'est plus grâce au berger Jean Chastel. La bêtise des hommes l'a largement supplantée.

    En chemin vers compostelle, La Dômerie du Sauvage

    Nous prenons progressivement de la hauteur jusqu'à La Clauze . Les paysages sont beaux. Les forêts peu denses, aux pins sylvestres torturés par les vents, semblent jardinées par des mains invisibles. La roche granitique affleure partout. C'est le monde du silence et la plénitude de l'isolement. Rares sont les fermes et habitations isolées. Ici tout semble figé pour l'éternité.

    En chemin vers compostelle, La Dômerie du Sauvage*

    En chemin vers compostelle, La Dômerie du Sauvage

    Pause déjeuner à La Clauze non loin d'une tour octogonale suspendue sur son rocher , seul vestige d'un château féodal englouti par les ans.

    En chemin vers compostelle, La Dômerie du Sauvage

    L'après-midi, nous poursuivons notre pèlerinage dans les mêmes conditions de rareté de présence humaine pour finalement aborder en soirée« Le Domaine du Sauvage ».

    En chemin vers compostelle, La Dômerie du Sauvage

    Ferme auberge typique, « La dômerie des templiers du Sauvage » ancrée à 1300 mètres est un lieu magique. Chef d’œuvre d'une architecture rurale, élaborée sans architectes ni ordinateur, les siècles qui pèsent sur ses épais murs sont la résultante d'un savoir faire intimement allié à un savoir être.

    En chemin vers compostelle, La Dômerie du Sauvage

    Pèlerins et voyageurs non bousculés par l'horloge du temps des hommes pressés, arrêtez-vous ici, regardez, admirez et contemplez .

    En chemin vers compostelle, La Dômerie du Sauvage

    Il n'y a rien d'autre à ajouter.

    Bon mercredi 18 juillet 2018 à toutes et tous


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    En route vers Compostelle, La margeride

    Sacs à dos lestés et bien arrimés sur leurs frêles épaules, nos deux jacquets espèrent ce jour relier St Privas d'Allier à Saugues. Canardjaune a finalement bien mieux récupéré ses forces vives qu'il ne le pensait. Il s'envole allègrement vers Rochegude sans douleur sous ses pattes palmées. Canette Traversière fraîche comme un jeune gardon du proche haut Allier que nous allons devoir bientôt franchir titille sans cesse sa gourde rebelle au mousqueton qui ne veut point l'enchaîner.

    En route vers Compostelle, La margeride

    La chapelle de Rochegude est un lieu magique à ne pas louper. La beauté qui se dégage de ce lieu est un mystère insondable.

    En route vers Compostelle, La margeride

    Comme dirait Maurice Barrès « Il est des lieux où souffle l'esprit ». Rochegude en fait partie.

    En route vers Compostelle, La margeride

    .La descente qui nous berce jusqu'à Pratclaux est vive. Ni Canardjaune, ni Canette Traversière ne finissent en charpie sur les bas côtés du GR 65.

    En route vers Compostelle, La margeride

    Halte déjeuner à Monistrol d'Allier. Dans l'église, trois statues originales décorent l'intérieur : Un christ en jardinier, Notre dame d'Estour qu'on invoquait pour se protéger de la Bête du Gévaudan, et Ste Madeleine à la chevelure.

    En route vers Compostelle, La margeride

    Dès la sortie du village, l’ascension nous guette. Elle nous englobe en une symphonie silencieuse parmi des orgues basaltiques.

    En route vers Compostelle, La margeride

    L'allier tumultueux semble s'abîmer entre ces orgues de roches volcaniques caractéristiques.

    En route vers Compostelle, La margeride

    Un peu plus haut l'église troglodyte dédiée à Marie-Madeleine toise à longueur d'année les Jacquets surpris de voir là une telle construction..

    En route vers Compostelle, La margeride

    Enfin parvenu à Montaure, Rosier et Rognac est un jeu de piste facile, ombragé de pins noir d'Autriche .

    En route vers Compostelle, La margeride

    La descente sur Saugues embrasse des paysages merveilleux sur les montagnes qui l'entourent Il est temps de poser le sac au gîte du bonheur et de chercher un point de restauration pour recharger les batteries fatiguées des deux volatiles en excursion pédestre vers un utopique Compostelle.

    En route vers Compostelle, La margeride

    Bonne journée à toutes et tous


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    En un duo atypique, Canardjaune et Canette Traversière se sont donnés rendez-vous sur une portion de la Via Podiensis pour cheminer vers un lointain Compostelle. Compte tenu d'un calendrier serré pour Canette, le périple durera l'éphémère temps d'une semaine de fin juin.

    La première étape consiste à relier le Puy en Velay à St Privas d'Allier. Il s'agit ici de franchir une portion du « Velay » soit 24 kilomètres en mode vitesse escargots de Bourgogne à cornes d'Aubrac. Du haut des marches de la cathédrale N-D de l’Annonciation Canardjaune scrute le lointain horizon d'un Compostelle en vision mirage saharien. Canette traversière en flûtiste avisée ajuste sa gourde d'eau suspendue à l'un de ses mousquetons.

    La dégringolade des marches par la rue des tables nous éloigne de la ville. L’ascension du Velay vers l'ouest nous conduit immanquablement vers Les Fangeasses puis St Christophe sur Dolaizon. Le paysage est peu marqué mais les bords du sentiers sont battus par d'innombrables petites tâches colorées.

    Scabieuses, sanguisorbes nous étoilent la vue des milles lumières de la palette, d'un Van Gogh en extérieur saturé d’absinthe .

    Bleuets et campanules aux yeux pastel azuréen nous apaisent. La sérénité gagne peu à peu les tréfonds de nos cœurs en émoi.

    Nous cassons la graine tirée de notre besace à St Christophe sur Dolaizon. Bancs et tables adossés à l'ombre de l'église, la fraîcheur du lieu nous pousse à ne pas trop tarder en ce joli village de France profonde à l'écart des tumultes du monde moderne. Nous poursuivons notre chemin par Liac, Ramourouscle, Montbonnet. Arrivé au sommet de La baraque, nous abordons la descente vers St Privas d'Allier via un étrange lieu « Le Chier » (prononcer le cher) à la vitesse maximale autorisée de 45 Kmh . (Un clic permet d'agrandir les 2 photos ci-contre) .

    Les premières vaches d'Aubrac nous signent d'un clin d’œil malicieux. Ces reines de l'Aubrac, nous les découvrirons en grandeur nature à l'étape N°5 de notre cheminement.

    Pour l'heure il est temps de s'endormir au gîte de la petite place de St Privas d'Allier par une nuit de songes d'été en compagnie d'Orpin âcre, poivre des murailles éclaboussant de jaune.

    Bonne journée à toutes et tous. 


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  • Ne chicanons plus En démocratie participative un Himalaya Tibétain accouche souvent d'un Mont d'Arrée breton lilliputien. Les bonnets rouges ne sont pas toujours des bonnets blancs. Pour Madame notre Maire tenter cette forme d'approche vis à vis de sa population mérite un coup de chapeau. Le manège enchanté de l'an passé, puis le questionnaire en avis à la population et finalement une nouvelle réunion mairie-population ont enfin permis de faire avancer le schmilblick. Le non-sens du sens interdit de la rue Denis Papin n'est plus et cette rue a retrouvé sa vocation à mieux desservir les quartiers qu'elle irrigue. La rue Emile Zola en est ainsi un peu mieux apaisée. Quant à la rue Gambetta, ne pas chicanons plus. Depuis hier matin elle s'affiche en nombreuses chicanes aux couleurs bleu-blanc rouge du slalom géant « allez les bleus » vers la victoire finale de dimanche.

    Ne chicanons plus

    Pour une fois la démocratie participative locale a battu son plein sur une petite commune des ambitieux Grand Angoulême.

     


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    Gaïa, notre planète Terre est en burn-out. Elle ne supporte plus les agressions que les hommes lui infligent. Gorgée de gaz à effet de serre au cycle infernal, elle commence à sombrer dans un état comateux. Et pourtant le fourmillement de la famille du genre « bipède humanoïde » à la science sans conscience poursuit la folle destruction de sa seule maison d'habitation ballottée dans le cosmos.

    Dame Nature ne va pas supporter indéfiniment nos douces fantaisies. D'une main gantée, en un revers de violents orages par ici, des inondations par là, de graves incendies de forêts par sécheresse à répétions , elle va parfaitement finir à nous éliminer par la faim qu'elle prépare insidieusement .

    Bof, après moi le déluge diront certains. Attention, le lait, dans la casserole posée sur le feu allumé de la gazinière commence à monter. Le débordement rapide tout comme celui des eaux des océans n'est plus très loin. Il risque de nous laisser tomber par terre, le nez dans le ruisseau et ce ne sera point la faute à Voltaire, ni à Rousseau. Mais les misérables ce sera nous.

    Pour en savoir un peu plus sur les orages du 04 juillet 2018 sur le département de la Charente cliquer sur ce

    lien

    Bon mercredi 24 juillet 2018 à toutes et tous


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