• Thiers

    Thiers face à la chaîne des Puys est une charmante petite cité médiévale qui s’étire et s’accroche aux premiers contreforts des monts du Forez et du massif des Bois noirs. Traversée à ses pieds par la rivière La Durolle qui se jette dans la Dore, Thiers est mondialement connue pour son grand savoir-faire en matière de coutelleries. Six siècles d’artisanat vous contemplent en ses étroites ruelles aux nombreuses boutiques de fabrique et vente de couteaux. Si  vous croisez le chemin de cette sous-préfecture du Puy de Dôme n’hésitez pas à la visiter et à explorer ses sentiers pédestres.

    ThiersElle abrite en son sein une vallée dite des usines qui a marqué son histoire. C’est ici que s’est industrialisée la fabrication des couteaux qui étaient précédemment fabriqués artisanalement dans une multitude d’ateliers au cœur du vieux bourg médiéval. La vallée des usines est lieu emblématique qui fascine le visiteur. Les ruines actuelles alliées au grondement naturel de La Durolle forgent un mystère d’où surgissent les durs labeurs qui ont martelé ce site exceptionnel de l’aventure humaine.

    ThiersLe quartier du Moutier, les jardins de l’ancien hôpital, le quartier Saint Jean, le pont de Seychalles, le Crospailhat faux-Martel et le Creux de l’enfer vous invitent à la réflexion de plus de six siècles de devise :

                                « Le travail vient à bout de tout ».

    Travail à domicile, ateliers et manufactures s’unissent dans un concert de créativité . D’abord orientée vers les activités de tannerie, de papeterie, du chanvre, et émoulage sur le torrent domestiqué La Durolle, Thiers héritière de cette « culture de l’eau » rebondit  ensuite sur l’activité coutelière qui finit sa course au creux de l’enfer. C’est ici en 1850 que s’installent massivement les couteliers profitant du déclin des activités antérieures. Scotchées à la paroi rocheuse, agglutinées les unes contre les autres et même baignant dans la rivière, les fabriques et les écluses se succèdent.

    ThiersUsine du creux de l’Enfer, matrice d’Entraygues, Usine du May et les forges Mondières tapissent ces lieux empreints d’une sueur aux effluves particulières. Le travail des hommes c’est ici enraciné sur près de 6 siècles. Bousculée par la mondialisation  cette vallée des usines s’est endormie et laisse apparaître les stigmates de son devenir incertain. Alors que tout était hostile à l’épanouissement des hommes , cette ville est néanmoins surgit du néant. Saura-t-elle se reconvertir ?

     


  • Commentaires

    1
    Jeudi 14 Janvier 2016 à 08:33
    francinea

    Bonjour, c'est tout un patrimoine qui fout le camp, ainsi qu'un savoir faire; je te souhaite une bonne journée bisous

    2
    Jeudi 14 Janvier 2016 à 19:36

    Le tout c'est d'être à l'heure, ni au quart ni au tiers sinon le train est déjà partis.

    Bonne fin de semaine. Yves

    3
    Vendredi 15 Janvier 2016 à 07:26

    un monde branlant.... sarcastic

    4
    Mardi 19 Janvier 2016 à 23:21

    Bonsoir ,quel dommage de laisser tout ces bâtiments à l'abandon,témoin d'un passé de durs labeurs..

    la rivière coule toujours et la nature s'accroche.

     

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