• Fritillaire pintade

     

    Quand mars est là, la belle fritillaire pintade est de retour. Plante printanière bulbeuse de la famille des Liliacées à floraison grégaire. Mais pour combien de temps encore ?... Année après année leur nombre diminue et bientôt se réduira à peau de chagrin, voir disparaîtra totalement. Dommage, c'est pourtant la reine des prairies alluviales inondables (60%), des sous-bois humides (15%) , (Aulnaies, frênaies). Et le reste ça et là sur les bords des chemins boueux que beaucoup d'humains répugnent.

    En effet pour s'épanouir « Fritillaria meleagris » à besoin d'eau, beaucoup d'eau. Et de l'eau surtout propre et pure . Hélas, 96% de nos rivières et lacs français sont souillés. Ce n'est plus de l'eau, mais un macérat aqueux de produits chimiques toxiques divers et variés (merci Bayer-Monsanto, industries pétrochimiques ) qui peu à peu asphyxie plantes, animaux et hommes inclus. Communément appelée Tulipe sauvage, elle porte de jolis noms patois évoquant sa forme et sa couleur : Coquelourde, Chaudron, Coccigrole, Damier, Paloube, Bonnet d'évêque et bien d'autre encore selon les localités de notre belle France humide oubliée des manuels scolaires et des lois jambes de bois sur pieds d'argile de la République.

    Le Poitou-Charentes est gâté . De nombreuses petites stations se répartissent sur son territoire. Chaque année des larmes de joie coulent sur mes joues d'un corps trop sensible à ces choses naturelles extraordinairement belles qui nous entourent et que presque plus personne ne voit trop occupées à surfer des jeux d'écrans sur toile d'internet non communicante. Espèce classée prioritaire dans la liste rouge de la société botanique du Centre-Ouest, les fritillaires sont protégées dans six régions et une trentaine de départements.

    Bien insuffisant à mes yeux , car en une quarantaine d'années ses effectifs ont considérablement reculé. Les biotopes de prairies humides disparaissent à la vitesse d'un TGV qui zèbre les campagnes d'un point A conglomérat urbain bétonné et bitumé, à un point B zone commerciale attractives pour bedeaux en mal de babioles à remplir les poubelles. ( Merci, Notre-Dame des Landes, futur tarmac sur bocage humide). Arrêtons le massacre, favorisons la restauration et le maintient des prairies humides relictuelles qui existent encore, limitons au strict nécessaire l'usage des fertilisants et traitements phytosanitaires, favorisons le pâturage raisonné si possible extensif. Ainsi, l'eau redeviendra eau pure pour que Fritillaire perdure et nous avec.

    Et pour les passionnés qui aiment voir ICI fritillaria-meleagris.

    Et encore là .ne-me-cueillez-pas-merci

     


  • Commentaires

    1
    Dimanche 19 Mars à 16:20

    tu t'es allongé par terre c'est la faute à Voltaire........... pour la 1...

    protégeons et nous avec.. merci elles sont superbes.

    2
    Dimanche 19 Mars à 18:48

    je n'ai jamais eu la chance d'en voir   elles sont très belles

    par contre j'en avais planté en bulbe  mais ça n'a rien donné

    bonne soirée  bises Cathline

    3
    Dimanche 19 Mars à 19:18

    Bonsoir, j'aimerai tellement la rencontrer avant quelle ne disparaisse, c'est une beauté.

    Bonne soirée.

    4
    Dimanche 19 Mars à 20:31

    j'aime sa robe!  bon printemps coin-coin

    5
    Mercredi 22 Mars à 23:10

    Oh ! Que de souvenirs lorsque j'étais plus jeune , il y en avait tant dans ma région natale Pays de Loire .

    Merci pour les conseils pour mon cactus de Noël 

    Bonne nuit 

    Lucia

    6
    Jeudi 23 Mars à 09:40
    francinea

    j'adore cette fleur; je pensais que la région parisienne n'était pas son habitat, pourtant j'ai eu la bonne surprise d'en découvrir un champ entier l'année dernière, aux portes de la capitale; un pur bonheur;

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