• La bataille vaccinale.

    Saint Laurent du Var, 9h30 du matin. La mer est belle et peu agitée. Seulement rompu quelques secondes toutes les 3 minutes par le vrombissement d’un avion au décollage ou atterrissage, un étrange silence règne sur la plage.

    La bataille vaccinale.

    Pas un quidam à lézarder sur ce lit de galets. Seuls maîtres à bord au milieu de ce paysage, deux secouristes en faction juchés sur leur tour de guet. À proximité flotte un drapeau rouge.

    La bataille vaccinale.

    Je m’approche et demande:

    -« Pourquoi ce drapeau rouge par un ciel clair, une mer douce, et une légère brise?

    -Pas de baignade aujourd’hui en raison d’une mauvaise analyse de la qualité des eaux de mer. La proche station d’épuration des eaux usées dysfonctionne. 

    - Alors bonne journée à vous à regarder les "easyjets" et autres compagnies d’aviation ».

    La bataille vaccinale.

    Face à cette plage trône en bonne position le CAP3000. Je m’engouffre dans la gueule de l'une des immenses portes d'entrée de ce magasin XXL. Le contraste est saisissant. Tous les quidams de la plage sont agglutinés à l’intérieur de cette basilique de la consommation. Faute de farniente dehors, ils font la queue leu-leu pour obtenir un fameux,  « Sésame ouvre-toi  des consommations-distractions »,  un  « QR code » en contre partie d’une piqûre pour obtenir un pass-sanitaire. Notre premier de cordée a frappée fort. Sur les médias dans son beau discours de lundi soir, notre Président de notre belle France nous a proposé ce troc. Des carottes pour les vaccinés, un coup de bâton pour les récalcitrants. Le choix est clair. Ces vaccins expérimentaux ne sont pas obligatoires. Cela ne va pas tarder même si la date de fin limite d'expérimentation phase 3 n'est pas validée. Résigné, j’ai choisi la veille sur Doctolib la version Janssen. Ayant en poche un rendez-vous à 10h33 je remonte le long serpent de sapiens plus ou moins bien masqués qui attendent leur hypothétique tour. Je m’adresse au gestionnaire garde barrière de cette interminable file d’attente. 

    - « J’ai un rendez-vous où dois-je attendre mon tour? » 

    La réplique est sèche et sans espoir: 

    - « Il n’y pas de rdv ici .

    - Ah !…?  J’en ai un dans ma poche.

    Alors, ce n’est pas ici. Faites la queue comme tout le monde.

    -??… »

    À ce moment précis un second garde barrière arrive et confirme que je dois me rendre en fin de queue.

    Je brandis mon pass-rendez-vous au nez des deux compères.

    -« Mais monsieur c’est à la pharmacie juste ici en face ». 

    Ouf, me voilà rassuré. J’entre par le portillon automatique de la pharmacie contiguë à ce centre de vaccination improvisé source de cette confusion. Etrange lieu, des milliers de linéaires de para pharmacie s’alignent ici semblables à un hypermarché de produits essentiels. Dans ce dédale de rayonnage une charmante dame m’indique la marche à suivre pour décrypter ce véritable labyrinthe. Devinant  mon léger désarroi sous mon visage masqué elle m’accompagne jusqu’au lieu de vaccination. Ici, un médecin arbitre entre divers prétendants à la piqûre qui se bousculent pour passer le premier en exigeant leur marque de vaccin respectif. Un secrétaire « QR code » me propose une chaise. Patiemment j’attends. 

    -« J’ai demandé un « Moderna » dit l’une. Moi « Pfizer », ajoute une autre ». Le médecin très calme leur conseille de revenir ultérieurement les jours suivants. Il leur précise que Doctolib a disjoncté depuis trois jours par excès de connections.  Mon inquiétude grandit devant cette scène théâtrale. « Manu » , notre Président premier de cordée a rompu la corde avec son beau discours. Notre belle France s’enfonce dans une pagaille sanitaire. Et moi ici dans cette histoire, je flotte comme un têtard assaillit par des coronas. Enfin ce brave jeune médecin s’adresse à moi.

    -« Et vous monsieur c’est pourquoi?

    -Pour une vaccination covid-19. 

    -Quel vaccin avez-vous demandez? 

    -Janssen. 

    -Bien monsieur venez avec moi ». 

    En moins d’une minute, je troc le bâton contre les carottes. Me voilà vacciné et repart muni de mon QR code version européenne et dans ma tête un grief que je retiens pour les prochaines élections. Une démocratie version oligarchie s’installe insidieusement en France. Jusqu’où ce Président poussera t-il le curseur de la peur? Nous sommes en guerre, nous a-t-il précisé lors de son premier discours sur le sujet sanitaire. Mais quelle guerre? Une guerre économique des vaccins. Les pays riches accumulent les doses. les pays pauvres qui en sont dépourvus multiplient ce vilain virus. Et l’aéroport de Nice en assure l’échange international.

    La bataille vaccinale.

    Pour finir, quelques chiffres.

    « Astrazeneca » premier fournisseur mondial (30% des doses), Pfizer-bioNTech (16%) et Janssen (13%). Sur ce coup là, les Etats ont tout offert à Big Pharma. Conclusion: les financements sont ultra-publics et les profits archi-privés. Et toi, belle mouette qu'en penses-tu?

    La bataille vaccinale.

    «Je pense que là, tu n'as pas donné ton corps à la science médicale pour sauver une ou plusieurs vies. Tu l'as livré aux politiques, comme un bon petit soldat, pour sauver l'Etat.» 

    Bonne journée et bon week-end à toutes et tous

     


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  • Agapanthes, lis africain

    Comme chaque année, du 1er au 15 juillet les agapanthes se hissent au sommet de leur été. Du haut de leurs majestueuses hampes florales les ombelles sphériques explosent en feu d’artifice d’un bleu ou blanc lumineux.

    Agapanthes, lis africain

    Bourdons et abeilles sont alors en effervescences pour entrer dans chacune des corolles. Nombreuses et serrées, la tâche s’avère pour les insectes guère simple et aisée.

    Agapanthes, lis africain

    Originaires d’Afrique du sud ces plantes  adorent les situations très ensoleillées. Ces tubéreuses surnommées lis africain appartiennent à la famille des liliacées. Elles se développent à partir de rhizomes d’où émergent des touffes de feuilles rubanées d’un vert bien franc ou plus rarement panaché. Les « Golden drop » aux fleurs bleu lavande font partie de cette catégorie. Certaines « Amour d’été » aux fleurs d’un bleu profond sont naines et dépassent à peine 30 cm de hauteur. D’autres plus vigoureuse « Graphite blue » offrent une généreuse floraison à plus d’un mètre de hauteur. Les « Ever white » se déclinent en floraison blanche.

    Agapanthes, lis africain

    Toutes résistantes à la sécheresse elles sont intéressantes dans les jardins peu humides et bien drainés. Elles se plaisent en pleine terre, mais aussi en pots. Ces derniers peuvent ainsi être mis à l’abri lors des grands froids de l’hiver. Celles cultivées en pleine terre doivent être protégées des froids par une bonne couche de feuilles d'automne. Toutes ces agapanthes faciles à cultiver illuminerons vos massifs d’été.

    Agapanthes, lis africain  

    Bon 14 juillet à toutes et tous.

    Agapanthes, lis africain


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  • Enclavé dans le cirque du jardin des trois falaises alvéolées, un jacaranda tente vainement d’atteindre le bleu azuréen du ciel. N’y parvenant pas, en juin, il se pare alors des brisures bleues de la voûte céleste du début de l’été.

    C’est sa façon à lui d’exister. A son pied, des agapanthes l’imitent d’un même bleu jubilatoire, restes des brisures tamisées par le jacaranda.

    Au début de juillet, en région Provence-Alpes-Côte-D’azur, c’est la fête des bleus. Ils s’immiscent partout où la verdure les invite.

    Mais s’il est un bleu royal, c’est bien celui des ipomées vivaces. Leurs corolles de trompette de la renommée en ventrebleu de Georges exultent un outre-mer profond à rendre fous les faux et vrais bourdons.

    C’est mon bleu préféré car il invite le rêveur que je suis à divaguer sur la vague bleue de l’été enfin arrivé.

    Bon dimanche à toutes et tous.


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  • En ce dernier jour de juin 2021, lors d’une courte balade dans l’arrière pays mentonnais abandonné des hommes , mon regard a croisé une myriade de papillons:  Zizène de la filipendule, Petite tortue, Azuré du serpolet, Melanargia galathea plus connu sous le surnom Demi-deuil, Belle-dame, et bien d'autres encore. Ces fleurs du vent et du soleil d’été voguent comme autant de pétales qui s’égrainent de fleurs en fleurs pour mieux les colorer.

    Certains choisissent des valérianes, d’autres des centaurées. Les plus petits butinent des sédums. Les graminées ne sont pas en reste ni oubliées car chacun étant spécifiques et rattachés à leurs plantes hôtes.

    Le mystérieux et puissant monde végétal depuis la nuit des temps a signé un compromis d’aide réciproque avec le règne des insectes. L’un et l’autre sont intimement associés et imbriqués dans l'immense puzzle de la Nature.

    Mais cette biodiversité réciproque est de plus en plus menacée car l’ignorance suprême des «Sapiens» est en passe de réussir à écrouler cet admirable édifice. Moins d’insectes par destructions à l’aide insecticides engendre moins de diversité végétale. Moins de végétaux spécifiques par destruction à l’aide d’herbicides favorise une rapide diminution des insectes hôtes de ces plantes.

    Hélas le cercle infernal d’autodestruction favorisé par l’homme est enclenché par une poignée de multinationales qui ne pensent qu’aux profits immédiats sans lendemains rémunérateurs. Au-delà d’un certains seuil de folie destructrice, le CAC 40 de la bourse sans la vie va imposer. Il est grand temps d’inverser la vapeur. Tous les signaux d’alertes virent à l’orange et les uns après les autres au rouge déclin.

    Sans biodiversité l’orgueilleux «sapiens» hors sol qui n'est pas hors Nature est voué à la réussite de sa propre disparition. Il n’est pas tout à fait trop tard. Des îlots de fragile équilibre dans l’arrière pays mentonnais abandonné des hommes subsistent et résistent avec peine  silencieusement. A nous de choisir mais vite car même la haut la biodiversité s’amenuise à la vitesse autoroutière du pays bleu d'en bas.

    Bon mois de juillet à toutes et tous.


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  • Aristoloche

    Aristoloche

    Je suis une liane originaire du Brésil et du Panama. Lors de ma croissance, je peux atteindre une dizaine de mètres de hauteur. Mon feuillage vert clair bien fourni est composé de feuilles en forme de cœur couvertes de poils blanc en-dessous.

    Aristoloche

    Mais ce qui caractérise ma beauté, ce sont mes fleurs. Solitaires, constituées d’un vaste limbe d’aspect tissus velours froissé. Elles sont d’une taille remarquable (30 cm de long et 15 cm de large) de couleur lie de vin, et veinées  de teinte crème.

    Aristoloche

    Mes fruits sont des capsules qui éclatent à maturité en prenant une forme de parachute la tête en bas. Mes graines sont plates et ressemblent à du papier. Mais ce qui fait ma force de reproduction, c’est ma stratégie de pollinisation. Les insectes chargés de pollen s’introduisent dans mes fleurs, attirés par des odeurs ammoniaquées. Je les retiens prisonniers par des poils couvrants situés à l‘intérieur de mon tube floral. Ce n’est que lorsque la pollinisation est achevée que je flétris ces poils pour libérer l’insecte bienfaiteur. En partant chargé de mon pollen, il se dirige vers une autre fleur et le processus recommence.

    Aristoloche

    Pour m’épanouir pleinement j’exige un sol bien drainé et une exposition ensoleillée à ombragée. Attention aux imprudents, je suis toxique. Je contiens de l’acide aristolochique, une substance cancérigène interdite dans de nombreux pays européens dont la France.

    Aristoloche

    Ma valeur est surtout ornementale.

    Aristoloche

    Photos de Canardjaune.

    Lieu Gare SNCF de Roquebrune-Cap-Martin le 28/06/2021

    Bonne fin du mois de juin à toutes et tous.


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