• Un trait de côte en trait d'union vers Compostelle Le trait de côte cantabrique ciselé comme feuilles de chênes tauzins révèle une face cachée de la péninsule ibérique.

    Un trait de côte en trait d'union vers Compostelle

    Ici tout est nuances de verts profonds et légers à la fois, même au cœur des étés les plus torrides car les précipitations pluvieuses venues du proche Océan Atlantique sont très généreuses. L’Espagne en Cantabrie surprend le visiteur.

    Un trait de côte en trait d'union vers Compostelle

    Il s'attend à découvrir le sud de l'Europe sec et pierreux . Il se plonge à l'inverse dans des paysages des Cornouailles qui filent à l'anglaise . Entre falaises abruptes, les rias en lettre majuscule « V » comme victoire sur le large et les plages de sable en dorure à l'or fin se succèdent à cadences ininterrompues.

    Un trait de côte en trait d'union vers Compostelle

    Dès que l'on s'enfonce dans l'intérieur des terres, c'est la montagne qui domine en vert bleuté d'eucalyptus.

    Un trait de côte en trait d'union vers Compostelle

    Si l'on poursuit plus profondément vers le sud l'exploration des vallées encaissées de cette petite communauté autonome de l'état espagnol on se heurte à la cordillère cantabrique avec des sommets qui dépassent les 2500 m notamment aux pics d'Europe.

    Un trait de côte en trait d'union vers Compostelle

    Château d'eau atlantique et méditerranéen de la péninsule Ibérique,

    Un trait de côte en trait d'union vers Compostelle

    cette minuscule province mérite le détour.

    Un trait de côte en trait d'union vers Compostelle

    Les pèlerins de Compostelle ne sont toujours pas au bout du chemin de leur espérance. En trait d'union France-Espagne, 600 km les séparent du but ultime à accomplir. 

     

    Un trait de côte en trait d'union vers Compostelle

    Bonne semaine à toutes et tous .

     

    NB cette portion de chemin n'a pas encore aperçu les pattes palmées d'un Canardjaune. Ce dernier est seulement venu ici par autobus touristique en compagnie de Canette Azur couler quelques jours tranquilles en reconnaissance de ces magnifiques lieux qu'il envisage un jour (ou dans une autre vie) de fouler des deux pieds en marche rythmée Canette Traversière.

     


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  • Nous voulons des coquelicots

     Depuis la fin septembre, les moissonneuses, machines à broyer les dévoreurs de sols que sont les maïs « modèle monsanto » entrent en action de vaste envergure. Assoiffés insatiables, les gloutons géant vert, du précieux liquide eau bien commun de l'humanité, en moins de trois mois , ont vidé les nappes phréatiques, les étangs, les lacs et les rivières. Emportés par la redoutables sécheresse de septembre, seul aujourd'hui subsistent les trognons et racines.

    Nous voulons des coquelicots

    Une année de plus, et peut-être une année de trop, l’œuvre de Satan du syndicat majoritaire empereur exploitant agricole réalise sa récolte minière. Les cathédrales des crédits bancaires, pour paysans modernes exploités sans terre, amassent feuilles et grains pour ensilage bovins. Nos frères animaux vont pouvoir se régaler de protéines végétales fermentées afin de se métamorphoser en protéines animales et finir au Resto-grill pour humains carnassiers.. Le cycle de l'eau perturbée un maximum par ce mode de culture d'une plante tropicale plantée à grande échelle sous climat océanique est en passe d’acculer notre belle France à la ruine.

    Nous voulons des coquelicots

    Peu importe la feuille et le grain pourvu que l'on s'enrichisse à court terme à la sauce feuilles-grains qui produit du gain. Hélas ce modèle à l'essai depuis 50 ans fonctionnant à coups d'intrants et de pesticides de synthèse est à bout de souffle. Il détruit sol, air, eau et conduit au feu du néant. C'est un non sens sans retour. Grand gaspilleur d'énergie fossile il mène progressivement notre planète au chaos . Chacun le sait mais personne ne conteste la chose puisque tous aujourd'hui en profitent. Mais demain matin le réveil sera dur à avaler au petit déjeuner pour la génération montante. République en marche de «Travert» ou pas «d'Hulot» aux commandes gouvernementales, les halliers à franchir deviendront insurmontables..

    Nous voulons des coquelicots

    Alors que dire, que faire ? Hé bien dénonçons ce fait. Soyons mille à le dire, soyons cent à le redire, et s'il n'en reste qu'un à le répéter, soyons celui là. Étranglons le glyphosate, étouffons dans la coquille d’œuf tous ces produits phytosanitaires de synthèse qui nous empoisonnent.

    Nous voulons des coquelicots

    Devenons coquelicots pour enrayer la machine infernale. « Bayer et consort ». Allons y ,soyons l'acteur de nos souhaits avant qu'il ne soit trop tard. Les générations futures nous en seront reconnaissantes. Comment ?

     

    nousvoulonsdescoquelicots.org/a-vous-tous-amoureux-des-coquelicots

     

    Nous voulons des coquelicots


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    Bonjour,

    Usutu

     

    Courant juillet un merle de mon jardin est mort. De mort naturelle, je pensais. Puis un deuxième le lendemain. Je mis ça sur le compte de la canicule qui sévissait. Deux merles de moins en deux jours dans mon petit jardin , pas très réjouissant. Mais enfin il faut bien que la vie continue avec ou sans eux me dis-je. Puis trois jours passent et un troisième trépasse. Là, je pressens comme un mauvais rêve. Certes ils grattent aux pieds de mes fleurs pour en déloger les vers de terre , et ça m'irrite un peu de voir mes jeunes plantations dévastées.. Mais ils savent se faire pardonner en m'offrant à la tombée du jour de joyeuses mélodies. Puis les jours s'écoulent et plus de merle au jardin. Bah ! ils reviendrons à l'automne me dis-je.

    Usutu

    Les vacances d'août résonnent sous une canicule à faire trépasser 1500 âmes humaines supplémentaires par rapport à la moyenne des statistiques observées habituellement. Nos politiques se réjouissent. Ils ont le sentiment d'avoir agit depuis le célèbre épisode caniculaire de 2003. Mais ces chiffres ne sont-ils pas habilement manipulés pour nous rassurer d'un dérèglement climatique? Ce matin j'ouvre mon quotidien régional à la rubrique «  faune et flore ». Je découvre un « Usutu » qui me glace. L'explication de la disparition de mes merles au jardin me flanque à terre et pleurer de rage. L'automne cette année sera silencieux au jardin. Plus de merles, plus de mésanges et même plus mon petit Titi de rouge-gorge. Je ne le vois pas depuis une semaine.

    Usutu

     

    Un sérial killer virus nommé Usutu décime les merles de nos campagnes et de nos villes du Poitou-Charentes. Voir au-delà sur toute la NoA, Nouvelle Aquitaine, dernier bébé de la régionalisation pondue par nos politiques qui ne comprennent rien à la géographie du local et ne raisonnent qu'en global sans tenir compte du local. Le printemps silencieux de Rachel Carson s'écrit aujourd'hui en un automne assourdissant de silences faunistiques. Triste je suis, triste je reste après la lecture de cet article qui me dévoile la cause de la mort des merles de mon jardin.




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  • Les ennemis de mes amis sont parfois mes amis. Pas Jean Baptiste Malet. Sur le monde diplomatique de ce mois d'août, ce personnage sous une plume de journaleux s'est autorisé à discréditer mon ami Pierre Rabhi. Comment peut-on oser salir un homme sincère et intègre dans sa démarche de vie personnelle et envers celle des autres ? Pierre Rabhi dérange Malet et ses amis ? Ce petit homme fort cultivé qui a baigné dans son enfance dans deux cultures différentes et contradictoires est pourtant un grand visionnaire. Comme nul ne guérit de son enfance, il s'est hissé à la force du poignet pour sortir de sa condition humaine vouée à l'échec par l'esclavage du modernisme qui le guettait adolescent. Pierre Rabhi bien que je ne l'ai jamais vu, est mon ami et le restera malgré le torchon de Malet placardé sur le monde diplomatique. Ses nombreux livres et écrits sont sincères et exemptes de mensonges contrairement à ceux de l'article de Malet. Mais vous n'avez peut-être pas lu cet article, ni la belle réplique de Fabrice Nicolino. Je vous invite à lire sous ce lien. http://fabrice-nicolino.com/?p=4615 C'est un peu long mais cela vaut lecture pour apprendre à décrypter l'indigne poison distillé par Malet. Bonne lecture sous votre parasol de plage ou dans votre frais salon pour échapper à la canicule qui semble redoubler d'effort pour nous démontrer que le dérèglement climatique n'est pas une chimère, mais bien une cinglante réalité.

    Bonne fin de vacances à toutes et tous.


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  • En Aubrac, l'élevage du veau sous la mère n'est pas un mythe mais une heureuse réalité.

    Sur cette dernière portion de chemin Aubraquais, en cette belle France profonde, qui va nous ouvrir la porte de la vallée du lot, nos « guiboles » tiennent le coup des 5 jours d'efforts précédent. De Nasbinals à Aubrac, le cœur des estives est à nous.

    Nous baignons pleinement au pays de cette reine des vaches à robe grise légèrement teintée de fauve. Les yeux en fine amande maquillés « coco grand luxe» sont ici partout autour de nous. Nous ne pouvons pas nous dérober à leur présence et leur regard acidulé vu que nous sommes obligés de les côtoyer en corps à corps et de franchir les troupeaux qui nous barrent le chemin et la sortie des pacages.

    Nous assistons ce jour-là à une étrange « talasso » à l'argile d'un mâle Aubrac désireux de plaire à toutes ses prétendantes affublées autour de lui. Il creuse un trou dans le sol et à l'aide de ses pattes s’asperge de la terre rouge qu'il soulève avec habileté.

    Il badigeonne de poussière argileuse ses flans rendant ainsi inaccessible l'invasion des mouches. Spectacle inoubliable.

    Nous atteignons notre point culminant du jour 1320 mètre d'altitude à Aubrac. Nous laissons à notre droite du chemin sa Dômerie d'apparence austère

    pour ensuite plonger sur Belvezet et son volcan . La boralde qui nous conduit à St Chely d'Aubrac nous permet de perdre rapidement de l’altitude. Les sous-bois de hêtres, de chênes et de noisetiers nous caressent de leurs ombres bienfaitrices.

    St Chely est le terme de notre belle randonnée de cet fin juin 2018. Le pont franchissant la rivière est surmonté d'un calvaire des pèlerins inscrit au patrimoine de l'Unesco.

    Vers le Sud-ouest le GR 65 poursuit sa route sans nous. L'an prochain si le créateur de toute vie nous le permet, nous opterons pour la portion suivante et peut-être jusqu'à Cahors. Le rendez-vous dans nos têtes est déjà pris.

    Bonne journée et bon mois d'août à toutes et tous.


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