• Depuis une bonne semaine un temps de juillet régnait en maître sur la mi-juin. Les après-midis de chaleur écrasante nous obligeaient à une prolongation de confinement derrières des fenêtres aux persiennes closes.

    Cette nuit un orage, aux éclairs silencieux fort nombreux, accompagné d'une bonne dose de pluie a rétabli l'équilibre. Aujourd'hui, un ciel gris chargé de pluies tropicales tambourine sur les toitures en guise de préparatifs pour les concerts de la proche fête de la musique.

    Avec bonheur dans le cœur des hommes, la menace virale de Covid -19 s'éloigne temporairement. S’appuyant sur les bons et mauvais conseils de l'emprise des pouvoirs de santé, « Bas les masques en extérieur » nous annoncent nos capitaines du navire politique. Espérons que les « Deltas » à géométrie variable qui planent au-dessus de nos têtes dans un air brusquement chargé d'humidité ne vont pas troubler la fête de l'été 2021 qui s'ouvre à nous.

    Au jardin mes jonquilles du Pérou se sont multipliées comme les petits pains et croissants des boulangeries de quartiers.

    Sur les bords de mon fleuve « La Charente », les demoiselles agrions et libellules zigzaguent à la recherche d'un heureux accouplement. Les grenouilles croassent en ténors à la voix rauque pour l'appel de demain le 18 juin.

    C'est bientôt le solstice d'été.

    Je vais fermer pour quelques semaines ma prose et les photos qui l'appuient. Je vous souhaite à toutes et tous un bel été et d'heureuses rencontres pour pigmenter votre quotidien.

    Bonnes vacances.


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  • Lys araignée, jonquille du Pérou

    En mars 2021, lors d'un océan de confinement viral qualifié par les médias à ambiance morose, sous le vocable de troisième vague, au jardin, j'ai confié à notre Terre nourricière trois bulbes issus d'un lointain pays : le Pérou.

    Lys araignée, jonquille du Pérou

    Histoire d'évasion en rêves de proximité. Ces oignons non-comestibles semblent aimer la chaleur et la lumière du doux climat charentais puisque ce matin la première araignée-fleur est apparue.

    Lys araignée, jonquille du Pérou

    Jonquille des mers, ce lys araignée est d'une beauté presque surréaliste. Décidément le règne végétal possède dans sa besace plus d'un tour de passe-passe pour nous émerveiller.

    Lys araignée, jonquille du Pérou

    Dans leur région d'origine, tropicales et subtropicales d’Amérique, en particulier les basses régions andines, elles fleurissent à l'état naturel sur des prairies rocailleuses.

    Lys araignée, jonquille du Pérou

    Hélas ces belles fleurs, sur ces lieux lointains qui font rêver, elles ont tendance à régresser considérablement. Décidément la biodiversité de notre fragile planète Terre n'en finit plus d’agonir .

    Lys araignée, jonquille du Pérou

    Ce matin , en parcourant mon tour de jardin, dame nature m'a encore surpris et émerveillé comme un petit enfant.

    Lys araignée, jonquille du Pérou

    L'araignée blanche douce et odorante guettait mon rendez-vous à ne pas manquer. Notre regard s'est croisé d'un clin d’œil d'une étrangeté charmeuse.

    Lys araignée, jonquille du Pérou

    Je vous partage cette fleur et vous souhaite à toutes et tous un excellent beau et chaud  dimanche 13 juin 2021.


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  • L'horloge des saisons va bientôt carillonner l'été de l'an 2021. Plénitude de la vie active et laborieuse des jardiniers sur des lopins de terre que le créateur leur a confier un court instant. C'est l'heure des créations artistiques données aux quidams qui visitent le Parc Oriental de Maulévrier. En ce 31 mai 2021, je fus l'un d'eux.

    Ce parc est une merveille à découvrir et surtout à contempler. L'art oriental japonais y excelle. Ici tout est beau et raffiné dans les moindres détails. Les tortures silencieuses infligées aux Ifs, charmes, hêtres et autres végétaux permettent la réalisation de surprenantes formes en nuages et ombrelles. Elles offrent aux visiteurs un clin d’œil avisé des symbolismes orientaux et en particuliers japonais.

    A l’entrée , la couleur rouge du Torii souligne l'importance sacrée de ce lieu. Le pont rouge bâtit sur l'île de la grue accentue ce caractère sacré. Le nom attribué aux îles du paradis, île de la grue et île de la tortue représente le principe du yin et du yang soit l'harmonie du bonheur et de la longévité entre entre deux êtres opposés.

    Les éléments khmers introduits en ce parc, par l'architecte Alexandre Marcel initiateur de ce brillant jardin, apportent une touche d'exotisme et renforce ce symbolisme.

    L'eau symbole de purification est l'élément premier de ce parc de 29 hectares. La rivière « La moine » le traverse d'est en ouest conformément au symbolisme de la course du soleil et de la vie d'un homme de sa naissance à sa mort. L'étendue du lac représente la vieillesse et la retraite, période riche de sagesse, de sérénité, d'expérience et de connaissances.

    La végétation qui vit en ce lieu est le fruit de 400 espèces différentes : bambous, mousses, plantes aquatiques, bonsaïs, camélias, cerisiers, cèdres, érables du japon, etc... La floraison et la croissance des plantes représentent la naissance et la jeunesse. Toutes les saisons, floraisons printanières et estivales, couleurs des feuillages d'automne et végétaux persistants, ponctuent les transformations de ce jardin symbole des étapes de la fragile vie de tout être sur cette petite planète Terre.

    En conclusion ce jardin est une merveille classée remarquable. Si vous avez l'occasion de parcourir le département du Maine et Loire, n’hésitez pas à voir et découvrir le plus grand parc oriental d'Europe.

    « Toute rencontre est importante, car elle peut-être unique ». Ce proverbe japonais est ici bien vérifié. Vous y regagnerez votre âme perdue dans les méandres de votre paradis à découvrir.

    NB: un clic sur les images permet de les agrandir.

    Bon premier week-end de juin 2021 à toutes et tous.


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  • Depuis une dizaine de jours un temps de mars règne en maître sur un mois de mai sensé nous autoriser à nous débarrasser de nos vêtements d'hiver. Un vent d'ouest soutenu décoiffe les roses au jardin. De froides averses répétitives perlent leurs délicats pétales et en accélèrent la fanaison.

    Le soleil brille par son absence et les températures ne décollent pas. Cependant comme avril fut très clément les premiers burlats du jardin apportent une note de saveur du temps des cerises. Les merles moqueurs sifflent avec joie et vigueur leurs amours enchantés et cerises chapardées.

    Dans trois jours il paraît qu'un vilain virus de la grande famille des « coronas »aura disparu de nos narines et que nous pourrons enfin nous abreuver d'air pur sur terrasses semi-encombrées. Méfiance, les gestes dit « garde barrière » ne sont surtout pas à oublier. Attention comme aux passages jamais de niveau de la SNCF un coronavirus TER peut en cacher un autre TGV et variant Intercités. Restons vigilant.

    Je vous souhaite à toutes et tous une bonne et fraîche nouvelle semaine de mars en mai .


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  • Printemps régime sec

    Le printemps 2021 avance en âge. Il est bientôt parvenu au tournant de sa demi-vie. Pour l'instant on ne peut pas dire qu'il nous a distribué des jours chauds. Par contre en matière d'ensoleillement et de faibles pluies il s'est annoncé jusque là très prodigue. Au cœur de la campagne charentaise l'agriculture minière poursuit son œuvre de destruction. Depuis le 15 avril, les arroseurs industriels sont entrés en action pour arroser les blés en vidant les cours d'eau. 

    Les jardins commencent à avoir soif et les plantes à montrer les premiers signes d'un besoin d'humidité. Dans mon jardin, les sauges « hot lip » s’acclimatent parfaitement à ces conditions et rayonnent d'une floraison abondante bien avant l'heure de l'arrivée des Saints de glace prévus pour la semaine prochaine.

    Les rosiers préparés par avril expriment leur premières couleurs. En ce début mai, la poésie des roses culmine. C'est le mois des senteurs retrouvées.

    Mignonne allons voir si la rose...

    Délicatement parfumée, « Papa Meilland » est l'une d'entre-elles. Son odeur m'enivre et ses pétales veloutés m'envoûtent. Dommage, ce rosier est peu généreux en fleurs et ces dernières sont de très courte durée. Pendant ce temps les rosiers grimpants escaladent les murs de la maison et partent à l'assaut du ciel

    Par contre la durée de floraison des pensées compensent celle des roses. Les violas fleurissent abondamment et longuement. J'aime particulièrement ces petites pensées  au regard malicieux.

    Le feuillage des « hostas » prend forme, hélas comme chaque année il est déjà piqueté de dentelles. Limaces et escargots en sont les redoutables prédateurs. J'ai beau traquer l'ennemi bouteur, ils et elles possèdent l'art du camouflage. Les cueillettes quotidiennes du soir ne suffisent pas à venir à bout de l'ennemi. La traque d'un jardinier « pot de terre » contre des gastéropodes « pot de fer », le combat est perdu d'avance pour moi. Les feuillages des « hostas » finiront l'été en dentelles du Pas de Calais.

    Pour le reste au jardin, c'est la pleine floraison des seringats. Ce sont des arbustes faciles à cultiver et généreux en douces fleurs bien parfumées. Les abeilles les visitent avec insistance. D’instinct elles savent ce qui est bon pour elles tout en étant facile à butiner.

    Ainsi va la vie au jardin en ce milieu de printemps.

    D'autres roses de mon jardin, c'est par ICI 

    Bon mercredi à toutes et tous 


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