• « Cul brun-ventre blanc » s'affaire au jardin de Canardjaune. Mais que gratte t-il sous les feuilles ?

    Zut où ai-je caché mes noisettes dérobées à la va vite ? Par ici ? Non par là ? Flûte, je ne sais plus où elles sont.

    Pas grave, il y a plein de glands en ce moment dans ce jardin tranquille que j'aime tant.

    Bon mercredi 6 décembre 2017 à toutes et tous


    7 commentaires
  • Bonjour,

    Ce matin l'automne a jeté un voile d'hivernage neigeux sur le jardin.

    Une mince pellicule de coton blanc enrobe les dernières fleurs.

    Comme de petits sucres d'orge cristallisés,

    elles tentent vainement de colorer ce drap d'hiver

    pour mieux s'accrocher à l'automne finissant.

    Coiffées d'étoiles, les cages d'amours

    grelottent au léger souffle du vent.

    L'hiver semble triompher de l'automne.

    Il lui tient fermement la main

    pour lui signifier qu'il a suffisamment duré.

    C'est sûr, Maître Hiver règne en roi, ce matin.


    10 commentaires
  • Une page se tourne... Une page se tourne, la dernière page du grand livre de la vie biologique sur Planète Terre. Lundi tout est calme, paisible, tranquille dans le secteur . La canopée des cèdres, des épicéas, des cerisiers et autres essences bienfaisante des lieux, qui assurent la pérennité du vivant s’endort pour un proche hiver, plus hâtif cette année. L'écureuil égaré à la cime du noisetier perce la noisette retrouvée sous le tapis bun de feuilles mortes pour en extraire l'amande. Le rouge-gorge « tic tic » ses dernières notes d'automne pour bien marquer son territoire car l'hiver pour lui sera rude pour se nourrir. Le hérisson se hâte sous le tas de bois mort pour hiberner tranquille loin du brouhaha de la circulation automobile qui lui est si souvent fatale. Le campagnol serpente entre les hautes herbes afin de grignoter ça et là quelques graines de graminées d'arrière saison. .

    Une page se tourne...

    Mardi, le grand livre du biocide, sorti de la médiathèque, toute proche de ce lieu, ouvre sa première page. L'entrée en guerre est déclarée. La nécro science, cette belle techno-science du modernisme entre en scène pour dévaster la canopée, du lundi tranquille, pour la réduire à néant.

    Une page se tourne...

    Les mâchoires du godet des tractopelles, bousculent les troncs de cèdre trentenaires, pousse comme fétus de paille les noisetiers, les noyers, du lundi de la canopée du vivant, tire et déchire des branches du cerisier quadragénaire qui gémit, cogne sans vergogne contre le peuplier d’Italie rebelle. C'est l'hécatombe. C'est l'éviction des ultimes traces du vivant. C'est l'anéantissement de la nature encore un peu sauvegardée qui vivait là, la veille.

    Une page se tourne...

    Mercredi. Les rois de la forêt moderne, vous savez, ceux qui cultivent les arbres du Morvan ou du Limousin comme poireau en potager du Prince de LU (voir ICI ) , se délectent des troncs, des branches, et même des souches pour les métamorphoser en granulats ligneux.

    Une page se tourne...

    Jeudi. Tout est calme. En attendant la suite des destructions massives, deux machines dorment derrière la haie épargnée de lauriers et de cupressus qui masque le bel ouvrage d'anéantissement.. Les petites mains des décideurs se sont volatilisés pour œuvrer destructions ailleurs.. A moins que ce ne soit leur journée de repos hebdomadaire ?

    Une page se tourne...

    Vendredi sera un autre jour, celui du probable décapage du sol afin de tracer la voie royale au béton et goudron du samedi.

    Une page se tourne...

    Dimanche, les fidèles à Dieu , iront prier pour la multiplication des pains. Mais où seront cultivés les blés du futur pour cette multiplication miraculeuse? En hors sol sur les toitures de la canopée de béton vous diront les experts. plein de certitudes?

    Une page se tourne...

    Actuellement, un milliard d'êtres humains crèvent de faim sur cette petite pomme de vie qui se balade dans l'univers glacé de la galaxie ; et nous notre beau pays de cocagne on le réduit à peau de chagrin. Nos terres agricoles "glyphosatées" sont sous emprise des métastases du village global terrien que nos fous de décideurs ont programmé au nom de la croissance tous azimuts.

    Une page se tourne...

    Cette croissance, qui lamine tout sur son passage. Cette croissance lénifiante qui prétend nous offrir demain un monde merveilleux , de douceur, de bien être à grands coups de bulldozers et de messages publicitaires très coûteux.

    Une page se tourne...

    Prenez garde les petites mains. Des nantis décideurs œuvrent pour la fin de la gratuité de l'eau pure, la fin de la gratuité de l'air respirable, la fin du silence pourvoyeur d'apaisement. Pour eux et leur argent, toute gratuité doit disparaître et devenir cash-flow. Pour eux, demain tout sera fabriqué et vendu standardisé dans mornes ateliers robotisés. La grisaille du ciel zébré d'avions gros porteurs de mauvaises augures, la puanteur des gaz d'échappement des automobiles et camions qui nous donne mal de tête, la flottaison des particules fines des nanotechnologies jusqu'aux tréfonds de nos poumons, les ondes électromagnétiques qui détruisent nos neurones et fabriquent des Parkinsoniens et Alzheimers par millions ;

    Une page se tourne...

    tout ce beau monde est pour nous, pour nos enfants et nos petits enfants si nous ne réagissons pas. Il est urgent d'éveiller notre conscience. La fin est proche. Pour l'enrayer changeons de modèle. Ne nous laissons pas berner par ces beaux parleurs politiques qui nous promettent croissance, croissance, croissance sans chercher à comprendre que notre planète Terre n'est pas extensible à l'infini. Notre monde bascule vers un inconnu dangereux. Faisons une pause pour réfléchir à notre demain. Orientons nous vers une sobriété heureuse à la sauce Pierre Rabhi. Nous n'avons plus d'autre choix pour nous tirer de ce guêpier dans lequel nous nous sommes enlisés.

    Une page se tourne...

    Je vous souhaite un bon week-end au chaud à toutes et tous

    et une pensée particulière à tous les sans-abri qui vont dormir cette nuit dehors dans le froid et la neige.


    4 commentaires
  • Bonjour. C'était il y a 6 ans le 26 novembre 2011. Nouvelle publication pour les internautes d'hier et et ceux d'aujourd'hui.

    Bonne dernière semaine de novembre 2017 à toutes et tous.

     

    Candelabres incendiaires            

      

    Quand le soir s’embrume

    Quand le soleil s’éteint

    Celui des hommes s’allume

    Celui de la nuit vient

    Un lampadaire s’éclaire

    Des lumières vacillent

    Des fantômes s’affairent

    Par milles yeux scintillent

    Des éclairs de nuit s’embrasent

    Explosion cosmique phosphorescente

    Des clairs de jour s’écrasent

    Flottement de led luminescente

    Des ombres noires batifolent

    Capuchons de farandole

    Rougeoyante incendie du ciel

    Du génie jubilatoire humain

    Influence circonstancielle

    De meilleurs lendemains

    Quand le soir s’embrume

    Quand le soleil s’éteint

    Celui des hommes s’allume

    Celui de la nuit vient

     


    10 commentaires
  • L'eau, bien commun aux plantes, aux animaux et aux hommes Nous sommes le 24 novembre 2017. L'état des sources et rivières du Poitou-Charentes est guère brillant. Les niveaux sont désespérément bas, voir très bas. Quand la ressource s'amenuise l'inquiétude grandit. Les années passent et le phénomène s’amplifie.

    L'eau, bien commun aux plantes, aux animaux et aux hommes

    Et pourtant rien ne change. Rien ne bouge. Nous continuons à avancer à reculons comme si de rien n'était. Mais enfin, il va bien falloir un jour agir pour renverser la vapeur qui nous pète au derrière et qui va exploser aux nez de nos enfants et petits enfants.

    L'eau, bien commun aux plantes, aux animaux et aux hommes

    Sur nos écrans TV, à la météo Nationale, et sur les météos régionales , chaque soir, de charmantes hôtesses midinettes en jupettes au dessus des genoux, et, en décolleté à bretelles de jardinier en herbe même en plein hiver lorsque nos SDF grelottent de froid sous les ponts, nous annoncent inlassablement de nouvelles perturbations atlantiques nord déferlants sur notre pays la belle France et Navarre réunies.

    L'eau, bien commun aux plantes, aux animaux et aux hommes

    Est-ce bien vrai et suffisant pour réalimenter nos mares, nos étangs, nos lacs, nos rus, nos ruisseaux, nos rivières et nos fleuves. ? Certainement, sans aucun doute, puisqu'il pleut depuis la nuit des temps sur Planète Terre depuis que l'eau s'y est installée et que la ressource est stable et identique.

    L'eau, bien commun aux plantes, aux animaux et aux hommes

    Mais alors pourquoi depuis que l'homme est apparu ici bas, les nappes phréatiques s'amenuisent ? Pourquoi les mares disparaissent ? Pourquoi les rivières faiblissent en débit ? Pourquoi les fleuves ne parviennent plus à se jeter à la mer ou à l'océan. ?

    L'eau, bien commun aux plantes, aux animaux et aux hommes

    C'est pourtant simple à comprendre ; nous vivons à crédit sur le dos de Gaïa. En bonne banquière elle redistribue ce qu'elle régénère, mais pas au delà de la limite qui lui est possible et assignée. Elle ne fait jamais crédit. Ainsi, le conflit entre elle et nous va grandissant. Il se creuse maintenant dangereusement. La ressource ne suit plus nos sur-besoins. Il va falloir diminuer nos consommations futiles et mieux répartir nos besoins essentiels .

    L'eau, bien commun aux plantes, aux animaux et aux hommes

    Mais comment y parvenir puisque nous sommes aveugles et sourds aux appels de Dame Nature ? Continuons en aveugle du royaume des cieux et le couperet de la guillotine va pas tarder à nous égorger. Noël approche. Les lumières du paradis sur Terre vont peut-être nous éclairer. Ce matin, il pleut d'une manière significative. Tant mieux, nos cours d'eau vont pouvoir boire un coup d'eau polluée venu du ciel et réalimenter nos chasses d'eau potable, gaspilleuses de ce précieux liquide bien commun de l'humanité.L'eau, bien commun aux plantes, aux animaux et aux hommesBon week-end à toutes et tous .

     


    2 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique